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1 juin, 2026 - 20:38:11
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Au cœur de l’économie rurale congolaise : PHC S.A. démonte les accusations de vente des actions de l’État

Au cœur d’une controverse sur une prétendue cession des parts de l’État congolais dans son capital, Plantations et Huileries du Congo (PHC S.A.) sort de sa réserve et apporte sa version des faits. Dans une mise au point détaillée, l’entreprise affirme que l’État n’a jamais acquis la qualité d’actionnaire effectif, faute d’avoir libéré les actions qui lui avaient été attribuées lors de la création de la société. PHC soutient que l’opération réalisée en 2025 ne constitue ni une vente ni un bradage d’actifs publics, mais la conséquence d’une augmentation de capital à laquelle l’État avait officiellement renoncé faute de moyens financiers. L’entreprise met également en avant son rôle économique et social dans les provinces de la Mongala, de la Tshopo et de l’Équateur.

Plantations et Huileries du Congo (PHC S.A.) a apporté des clarifications sur les allégations faisant état d’une prétendue vente ou d’un bradage des actions de l’État congolais dans son capital social, soutenant que ces accusations reposent sur une interprétation erronée de la situation juridique et financière de la société.

Dans un document de mise au point diffusé par sa direction générale, l’entreprise affirme avoir constaté avec « étonnement » la multiplication de déclarations publiques mettant en cause la gestion de son actionnariat.

« L’opinion publique doit retenir que l’État congolais n’a jamais été un actionnaire effectif de PHC S.A., n’ayant jamais apporté les fonds correspondant aux actions souscrites et s’étant limité à des engagements qui n’ont jamais été exécutés », soutient la société.

Selon PHC, cette réalité exclurait toute hypothèse de vente d’actions appartenant à l’État, dès lors que celles-ci n’auraient jamais été effectivement libérées.

Une participation attribuée mais jamais financée

L’entreprise rappelle qu’à sa constitution, deux actionnaires avaient été prévus, dont l’État congolais auquel étaient attribués 23,76 % des parts sociales conformément aux statuts.

PHC affirme toutefois que cette participation n’a jamais été matérialisée par un apport financier correspondant.

« L’État congolais n’a jamais concrétisé son engagement de participer financièrement à la société en libérant les actions qu’il avait souscrites, représentant une valeur de 85 millions de dollars américains », indique la société.

Selon la même source, plusieurs appels de fonds auraient été adressés au fil des années aux autorités publiques sans qu’aucun versement ne soit effectué.

Pour l’entreprise, cette situation empêchait juridiquement l’État d’être considéré comme un actionnaire effectif, faute d’avoir exécuté son engagement financier initial.

L’augmentation de capital de 2025 au centre des explications

PHC explique que la polémique actuelle trouve son origine dans une opération d’augmentation de capital décidée en 2025 afin de financer la modernisation de ses installations industrielles et de renforcer ses capacités de production.

Dans ce cadre, les actionnaires étaient appelés à apporter de nouveaux capitaux.

Selon l’entreprise, il avait été demandé à l’État congolais de contribuer à hauteur de 23 millions de dollars américains, tandis que les actionnaires privés majoritaires devaient injecter environ 70 millions de dollars.

PHC affirme que les autorités congolaises ont officiellement indiqué qu’aucune ligne budgétaire n’était disponible pour soutenir cette opération.

« L’État congolais a réaffirmé son impossibilité de participer à cet effort financier, faisant valoir que cette dépense n’avait pas été budgétisée et qu’aucun mécanisme de financement n’était prévu à cet effet », précise la société.

Face à ce désengagement, l’actionnaire privé majoritaire aurait assumé seul l’ensemble des besoins de financement nécessaires à la poursuite des activités.

PHC réfute toute vente des actions publiques

Pour la direction de l’entreprise, la conséquence de cette opération ne saurait être assimilée à une vente des parts de l’État.

« Dans ces conditions, prétendre qu’il y aurait eu bradage ou vente des actions de l’État congolais constitue une contre-vérité, dès lors que ces actions n’ont jamais été libérées », soutient PHC.

L’entreprise affirme que l’État a volontairement choisi de se retirer du processus afin d’éviter l’application des mécanismes prévus par le droit OHADA en matière de souscription non honorée.

PHC insiste ainsi sur le fait que l’évolution de son actionnariat résulte d’un processus financier et juridique conforme aux règles applicables aux sociétés commerciales.

Au-delà du débat sur son capital, PHC rappelle son poids économique dans plusieurs provinces du pays.

L’entreprise indique employer plus de 11.000 salariés sous contrat direct, dont plus de 90 % sont originaires des zones rurales où elle exerce ses activités.

Elle souligne également qu’elle s’acquitte régulièrement de ses obligations fiscales et parafiscales envers l’État congolais.

« PHC S.A. est une entreprise citoyenne qui n’a pas vocation à être mêlée à des conflits politiques », affirme la direction.

La société estime enfin que les accusations portées contre elle risquent de nuire au climat des affaires ainsi qu’aux relations établies depuis plusieurs décennies entre l’entreprise, ses travailleurs et les communautés locales bénéficiaires de ses investissements.

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