Le partenariat stratégique conclu entre la République démocratique du Congo et les États-Unis commence à produire ses premiers effets concrets. Reçue jeudi par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, une délégation du consortium Mida Advisors-Standard Bank-Bank of America est venue présenter un mécanisme destiné à mobiliser des financements de long terme pour les grands projets d’infrastructures du pays. Énergie, transports, chemins de fer, ports et transformation minière figurent parmi les secteurs ciblés.
Le financement des projets structurants de la République démocratique du Congo a été au centre d’une audience accordée jeudi par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka à une délégation du consortium Mida Advisors-Standard Bank-Bank of America, venue présenter un mécanisme de mobilisation de capitaux destiné à accompagner les priorités de développement du pays.
Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement du partenariat stratégique conclu en décembre 2025 entre la RDC et les États-Unis à Washington. Elle constitue l’une des premières traductions concrètes de cet accord, qui vise notamment à renforcer la coopération économique et à favoriser l’arrivée de nouveaux investissements internationaux dans des secteurs clés de l’économie congolaise.
Des financements pour accélérer les infrastructures
Conduite par Aymeric Saha, Directeur général de Mida Advisors, la délégation a présenté au Gouvernement congolais une approche destinée à faciliter l’accès à des financements de long terme pour les projets structurants.
« Il s’agit de financer les projets structurants de la République. L’accord de partenariat stratégique entre les États-Unis et la RDC signé en décembre 2025 ouvre les portes pour les financements dans les projets structurants », a déclaré Aymeric Saha à l’issue de l’audience.
Selon lui, ce nouveau cadre de coopération permet désormais d’élargir considérablement les possibilités de financement et d’attirer davantage d’investisseurs institutionnels vers le marché congolais.
« Ces accords permettent d’ouvrir le marché à des outils financiers qui n’étaient malheureusement pas disponibles avant cet accord. Cela permet déjà d’intéresser les investisseurs qui veulent investir en RDC et de travailler avec les gouvernements américain et congolais pour construire un vrai partenariat économique », a-t-il expliqué.
Énergie, transports et transformation minière ciblés
Les secteurs identifiés par le consortium correspondent aux domaines considérés comme prioritaires dans le Programme d’actions du Gouvernement 2024-2028, notamment en matière de création d’emplois, de modernisation des infrastructures et d’amélioration des services de base.
« Nous sommes intéressés par le secteur de l’énergie, le secteur des transports, y compris les chemins de fer, les ports et, bien sûr, la transformation industrielle du secteur minier », a précisé Aymeric Saha.
Ces investissements potentiels concernent des infrastructures stratégiques appelées à soutenir la croissance économique, améliorer la connectivité du territoire national et renforcer la valeur ajoutée locale dans l’exploitation des ressources minières.
Le responsable de Mida Advisors a également salué la qualité des échanges avec la Cheffe du Gouvernement.
« Nous avons eu une très bonne discussion. Nous avons présenté notre proposition, et Son Excellence a posé des questions pour se rassurer que nous avons un alignement sur les intérêts du pays », a-t-il indiqué.
Au-delà des perspectives de financement, cette visite est perçue comme un signal de confiance envoyé aux marchés internationaux. Le consortium réunit en effet trois acteurs majeurs du financement international.
Basée à Washington, Mida Advisors a contribué à mobiliser plus de 2,8 milliards de dollars sur les marchés émergents et soutenu plus de 75.000 emplois grâce à un réseau de plus de 80 investisseurs institutionnels. Le consortium associe également Standard Bank, premier groupe bancaire africain, ainsi que Bank of America, l’une des plus importantes institutions financières mondiales.
Interrogé sur les préoccupations liées à la situation sanitaire dans le pays, Aymeric Saha s’est voulu rassurant quant aux conditions observées à Kinshasa.
« Je me sens en sécurité. La vie est tout à fait normale ici à Kinshasa. J’ai été rassuré avant mon départ. Au niveau de Kinshasa, tout est rassurant et cette crise sanitaire est très loin de la capitale. Les nouvelles au niveau de la frontière sont aussi plutôt rassurantes », a-t-il déclaré.
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