Plus d’un million de finalistes sont engagés lundi dans la 59ème édition de l’Examen d’État en République démocratique du Congo. Depuis Lubumbashi, dans la province éducationnelle du Haut-Katanga 1, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, a donné le coup d’envoi officiel des épreuves qui se déroulent du 22 au 25 juin sur l’ensemble du territoire national ainsi que dans les centres hors frontières. Cette édition mobilise 1.082.742 candidats du Cycle long et 6.237 autres du Cycle court professionnel, avec une progression notable de la participation des filles, signe des avancées enregistrées dans l’accès à l’éducation.
La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, a procédé lundi à Lubumbashi, dans la province éducationnelle du Haut-Katanga 1, au lancement officiel de la session ordinaire de la 59ème édition de l’Examen d’État ainsi que du Jury national du Cycle court professionnel, marquant le début de quatre jours d’épreuves sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo.
Cette session se déroule du 22 au 25 juin dans les différents centres de passation du pays ainsi qu’au sein des centres organisés hors frontières. Elle constitue l’une des plus importantes opérations éducatives annuelles, mobilisant des milliers d’enseignants, inspecteurs, surveillants et personnels administratifs.
Selon les statistiques communiquées par le ministère de l’Éducation nationale, 1.082.742 candidats du Cycle long prennent part à cette édition de l’Examen d’État. Parmi eux figurent 483.842 filles, soit près de la moitié des effectifs enregistrés cette année.
Les candidats sont répartis dans 3.267 centres de passation installés à travers le pays et dans les centres extérieurs. En parallèle, le Jury national du Cycle court professionnel accueille 6.237 candidats répartis dans 252 centres.
Ces chiffres traduisent l’ampleur de l’organisation mise en place pour assurer le bon déroulement des épreuves certificatives, considérées comme une étape décisive dans le parcours scolaire des élèves finalistes du secondaire.
L’éducation, un levier de transformation nationale
Dans son allocution, la ministre d’État Raïssa Malu a rappelé la place stratégique de l’éducation dans le développement du pays et dans la construction d’une citoyenneté responsable.
Elle a souligné que les réformes engagées dans le secteur éducatif s’inscrivent dans la vision du Président de la République visant à faire du capital humain le principal moteur de la transformation nationale.
« L’éducation demeure le fondement du développement durable et de la transformation de notre pays », a-t-elle affirmé, réitérant l’engagement du Gouvernement à poursuivre les efforts destinés à améliorer la qualité de l’enseignement et les conditions d’apprentissage des élèves.
La ministre a, en outre, encouragé les candidats à aborder les épreuves avec sérénité, discipline et confiance, tout en saluant le travail accompli par les équipes éducatives mobilisées pour l’organisation de cette session.
Une progression de la participation des filles
L’un des faits marquants de cette édition concerne l’évolution du taux de participation des filles à l’Examen d’État. Selon les données présentées lors de la cérémonie, celui-ci est passé de 42,9 % en 2025 à 44,6 % en 2026.
Cette progression est perçue par les autorités éducatives comme le résultat des politiques menées en faveur de l’accès, du maintien et de la réussite scolaire des jeunes filles.
Pour le ministère, cette tendance positive témoigne des avancées enregistrées dans la promotion de l’égalité des chances en matière d’éducation et de la lutte contre les obstacles qui freinent encore la scolarisation des filles dans certaines régions du pays.
Au-delà de son caractère académique, l’Examen d’État demeure un rendez-vous national majeur qui sanctionne la fin du cycle secondaire et ouvre l’accès à l’enseignement supérieur ou à la formation professionnelle.
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