À Muanda, l’échouage d’une baleine sur la côte atlantique de la RDC pourrait laisser une trace durable. Après la mort du cétacé, le ministre du Tourisme, Didier Mazenga, propose de transformer son site d’enfouissement en espace touristique. Avec la ministre de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo, il entend aussi encadrer le lieu. Les restes de l’animal doivent faire l’objet d’une étude scientifique, tandis que l’ICCN maintient les précautions sanitaires.
Le site d’enfouissement de la baleine échouée à Muanda pourrait devenir un site touristique. Le ministre du Tourisme, Didier Mazenga, en a formulé la proposition mercredi, à l’issue d’une visite menée avec la ministre de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo. Les restes du cétacé devraient, de leur côté, faire l’objet d’une étude scientifique.
La présence de cette baleine sur la plage de Muanda a attiré les curieux. Le mammifère marin, long de 10-12 mètres et pesant environ dix tonnes, avait été retrouvé vivant avant de mourir malgré plusieurs tentatives de remise à l’eau.
Autorités, habitants et agents de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) s’étaient mobilisés. Le directeur provincial de l’ICCN/Kongo-Central et chef du Parc marin des mangroves, De Dieu By’Ayombe, a estimé que le cétacé était déjà mourant lors de sa découverte.
« Quand la baleine a échoué, nous nous sommes rendu compte que c’étaient juste les derniers signes que la baleine avait manifestés. Mais, elle n’était plus en vie, elle était vraiment mourante », a-t-il expliqué.
Des précautions sanitaires
L’échouage a suscité des interrogations sur l’état de l’animal. Certains riverains avaient évoqué des traces pouvant ressembler à des impacts de balles. Une interprétation écartée par le responsable de l’ICCN, qui les a attribuées à des parasites susceptibles de pénétrer la peau des baleines.
Les autorités insistent sur les risques sanitaires. L’ICCN a déconseillé tout contact avec les restes du mammifère et toute consommation de sa chair. « Tous ceux qui ont touché doivent passer dans les hôpitaux pour faire des tests », a déclaré De Dieu By’Ayombe, rappelant que les maladies transmissibles restent à déterminer.
Un potentiel touristique et scientifique
C’est dans ce contexte que Didier Mazenga a plaidé pour la valorisation du lieu d’enfouissement. Il a indiqué que sa visite avec Marie Nyange Ndambo avait permis de vérifier les informations sur l’occupation de l’espace par la population.
« Nous avons constaté que c’est un bon endroit qui va nous permettre de l’encadrer et de le sécuriser, surtout pour qu’il puisse être aménagé comme espace touristique », a déclaré Didier Mazenga.
La proposition ouvre une perspective autour de l’événement. Les restes de la baleine doivent aussi répondre à un objectif scientifique. L’échouage relance enfin les interrogations sur la présence de mammifères dans les eaux de la RDC et les moyens d’intervention.
Infos27

