Le Gouvernement congolais et la MONUSCO resserrent leur coordination autour de la situation sécuritaire au Sud-Kivu et de la mise en œuvre des processus de paix. Réunie autour de Judith Suminwa, la mission onusienne conduite par James Swan a présenté l’état d’avancement du mécanisme de vérification du cessez-le-feu, l’appui au processus de Doha et les préparatifs de son déploiement dans la province.
Le Gouvernement Suminwa veut disposer d’une lecture précise des enjeux sécuritaires avant le redéploiement de la MONUSCO au Sud-Kivu. La Première ministre Judith Suminwa a présidé, mercredi à Kinshasa, une séance d’information avec une délégation de la mission onusienne conduite par James Swan, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RDC et chef de la MONUSCO.
La rencontre a réuni plusieurs membres de l’Exécutif national ainsi que des responsables des services de sécurité. Les échanges ont porté sur le déploiement de la MONUSCO au Sud-Kivu, l’évolution du processus de paix de Doha et le fonctionnement du mécanisme conjoint élargi de vérification du cessez-le-feu.
Cette séance s’inscrit dans la série de consultations entre les autorités congolaises et la mission des Nations unies sur la situation dans l’Est du pays. Ces derniers jours, James Swan a également échangé avec d’autres responsables congolais sur le suivi du cessez-le-feu et l’appui de la MONUSCO aux mécanismes de paix.
À l’issue de la réunion, James Swan a souligné la qualité des échanges avec la Première ministre et son équipe. « Nos discussions aujourd’hui ont porté sur l’appui que la mission onusienne apporte au processus de paix en cours », a-t-il déclaré, en citant notamment la mise en œuvre du cessez-le-feu dans le cadre du processus de Doha et le mécanisme conjoint élargi de vérification.
Le responsable onusien a également évoqué l’appui de la MONUSCO au désarmement, démobilisation et réintégration des groupes armés étrangers, particulièrement les FDLR. Il a assuré que la mission continuerait à mobiliser son appui technique, logistique et sécuritaire conformément à son mandat.
Du côté congolais, le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a précisé que les échanges avaient notamment concerné l’implication de la MONUSCO dans la mise en œuvre de l’accord de paix de Washington et de la déclaration de principes de Doha.
« Nous avons reçu un exposé et des explications des Nations Unies qui rassurent sur l’évolution du processus et l’effectivité de la mise en œuvre du mécanisme de vérification », a-t-il déclaré.
Selon Jacquemain Shabani, les questions soulevées par Judith Suminwa ont permis d’obtenir des précisions sur les prochaines étapes. Les équipes d’experts congolaises et celles de la MONUSCO doivent poursuivre leurs travaux afin de préparer le déploiement annoncé.
« Dans un avenir assez proche, nous allons ensemble constater le déploiement effectif de tous ces effectifs qui vont consolider le processus de paix », a-t-il ajouté.
Cette coordination intervient alors que la MONUSCO continue de renforcer son appui aux mécanismes de suivi du cessez-le-feu dans l’Est. James Swan a récemment insisté sur la nécessité de renforcer les capacités opérationnelles, logistiques et matérielles du mécanisme de vérification.
Pour le Gouvernement, cette démarche s’inscrit dans les priorités de sécurisation du territoire, de protection des populations et de consolidation des mécanismes de paix engagés avec les partenaires régionaux et internationaux.
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