La République démocratique du Congo entend consolider son positionnement dans les partenariats miniers internationaux et promouvoir un secteur davantage compétitif, attractif et intégré aux objectifs de développement national. Au Caire, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a participé à la 5e édition de l’Egypt Mining Forum 2026, consacrée notamment à l’attractivité des investissements et à la compétitivité des juridictions minières. En marge des travaux, ses échanges avec les responsables égyptiens et saoudiens ont porté sur le renforcement de la coopération minière, les données géologiques, la recherche, la transformation locale, la formation et les investissements. Cette participation traduit la volonté de Kinshasa de diversifier et consolider ses partenariats afin de mieux valoriser ses ressources et d’accroître leur contribution à l’économie nationale. Une orientation qui s’inscrit dans la vision du chef de l’État, Félix Tshisekedi, mise en œuvre sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa.
Le secteur minier africain s’est retrouvé au centre des discussions lors de la 5e édition de l’Egypt Mining Forum 2026, ouverte lundi au Caire sous le haut patronage du président égyptien, Abdel Fattah El-Sisi. La République démocratique du Congo y a été représentée par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, qui a pris part aux travaux consacrés aux conditions de développement et de compétitivité du secteur.
Cette édition a notamment mis en avant la stratégie égyptienne destinée à accroître l’attractivité de son industrie minière. Parmi les mesures présentées figurent la digitalisation des procédures d’accès aux zones d’exploration ainsi que le renforcement de la sécurisation des investissements.
Ces orientations ont constitué un point de comparaison dans les échanges consacrés à l’amélioration de l’environnement minier et à la mobilisation des capitaux.
Kinshasa mise sur les partenariats
En marge du Forum, Louis Watum Kabamba s’est entretenu avec le vice-ministre saoudien chargé des Affaires minières. Les échanges ont porté sur les perspectives de concrétisation de la coopération minière entre les deux pays.
Le ministre congolais a également rencontré son homologue égyptien, l’ingénieur Karim Badawi. Les deux responsables ont évoqué le renforcement de la coopération entre la RDC et l’Égypte dans plusieurs domaines, notamment les données géologiques, la recherche appliquée, la transformation locale, la formation et les investissements.
Ces discussions s’inscrivent dans la volonté de Kinshasa de diversifier et de consolider ses partenariats dans un secteur stratégique pour l’économie nationale.
Sécurité, stabilité et transformation locale
Intervenant comme panéliste sur la compétitivité des juridictions minières, la stabilité fiscale et les investissements, Louis Watum Kabamba a mis en avant plusieurs conditions nécessaires à l’attractivité du secteur.
Il a notamment souligné l’importance de la sécurité des investissements, de la stabilité réglementaire et de l’État de droit, tout en insistant sur la nécessité de disposer d’une énergie et d’infrastructures compétitives.
Au-delà de l’attraction des capitaux, le ministre a défendu une approche orientée vers la transformation locale des ressources minières. Le développement du secteur doit, selon cette orientation, favoriser la création de valeur, stimuler l’activité économique et contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations.
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