Deux ans sont prévus pour reconstruire le marché M’zee Laurent-Désiré Kabila de Lubumbashi, dont la démolition avait provoqué des protestations parmi les commerçants. Lancé vendredi 23 octobre par le gouverneur intérimaire Martin Kazembe Shula, le chantier prévoit près de 3 000 étalages, tandis que les préoccupations liées à la relocalisation des anciens vendeurs restent d’actualité.
Le marché M’zee Laurent-Désiré Kabila de Lubumbashi s’apprête à faire peau neuve. Le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, a lancé vendredi 23 octobre les travaux de reconstruction de cette infrastructure commerciale, démolie quelques semaines auparavant. Le chantier, confié à l’entreprise Safricas, doit s’étendre sur deux ans et donner naissance à un marché moderne de plus de 15 000 mètres carrés.
Près de 3 000 étalages prévus
La cérémonie de pose de la première pierre s’est déroulée en présence de plusieurs autorités provinciales, dont des ministres sectoriels, la maire de Lubumbashi, des députés provinciaux et le commandant de la 22ᵉ région militaire, le général Eddy Kapend Irung.
Selon les caractéristiques présentées pour le projet, le futur marché occupera une superficie de 15 350 mètres carrés. Il comprendra 2 971 étalages, 295 kiosques, 88 magasins et 24 dépôts. Des bureaux administratifs, des restaurants VIP et un parking moderne de plus de 230 places sont également prévus.
David Blattner, directeur général de Safricas, a indiqué que l’exécution des travaux nécessitera 24 mois. Les autorités provinciales présentent cette reconstruction comme une étape importante dans la modernisation des infrastructures commerciales de Lubumbashi, avec l’ambition de répondre aux standards internationaux.
La relocalisation des vendeurs toujours en question
Le projet intervient après la démolition de l’ancien marché, réalisée dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre. Cette opération avait provoqué des protestations de commerçants qui dénonçaient notamment l’absence de garanties suffisantes concernant leur relocalisation et la continuité de leurs activités.
Pour répondre à cette situation, le gouvernement provincial avait annoncé le transfert des vendeurs vers quatre centres de négoce répartis dans la ville. Toutefois, certains commerçants continuent de déplorer la taille réduite des espaces attribués et des conditions peu adaptées à leurs besoins professionnels.
Si le lancement du chantier marque le début concret de la reconstruction, la question des conditions de travail des anciens occupants demeure ainsi un enjeu important pendant les deux années prévues pour la réalisation du projet.
Patient Mubiayi, correspondant à Lubumbashi

