La République démocratique du Congo se mobilise comme jamais auparavant sur les plans militaire, diplomatique et judiciaire pour contrer l’instabilité provoquée par le Rwanda dans l’est du pays. En déplacement à La Haye, le vice-ministre de la Justice, Samuel Mbemba, a vigoureusement dénoncé devant la Cour Pénale Internationale l’inertie de cette institution face aux crimes graves commis sur le sol congolais, malgré deux renvois officiels du gouvernement. Cette offensive diplomatique s’inscrit dans une stratégie plus large visant à mobiliser la communauté internationale, alors que la RDC vient d’engager une première bataille judiciaire contre le Rwanda devant la Cour de Justice des États d’Afrique de l’Est.
La République Démocratique du Congo (RDC) montre aujourd’hui un engagement total et sans précédent sur les fronts militaire, communicationnel, politique et diplomatique pour mettre fin à la déstabilisation orchestrée par le Rwanda dans l’est du pays. Ce plan d’action multidimensionnel s’illustre par une intensification de la mobilisation militaire sur le terrain, la dénonciation de la situation dans les forums internationaux, ainsi que des initiatives politiques visant à renforcer l’unité nationale face à l’agression étrangère. Sur le plan diplomatique, l’offensive s’est également renforcée, illustrée par les récentes démarches du vice-ministre de la Justice et du Contentieux international, Samuel Mbemba.
En mission à La Haye, le 9 octobre 2024, Samuel Mbemba s’est entretenu avec Mame Mandiaye Niang, procureur adjoint de la Cour Pénale Internationale (CPI). Lors de cet échange, il a transmis un message clair d’indignation et d’incompréhension de la part du peuple congolais face à l’inaction apparente de cette juridiction internationale. Malgré les preuves accablantes de crimes relevant de la compétence de la CPI en RDC, et bien que deux renvois officiels aient été faits par le gouvernement congolais, les réponses de la Cour tardent à venir, suscitant des interrogations légitimes sur son impartialité.
Le premier renvoi, effectué en 2004, avait abouti à l’ouverture d’enquêtes. Cependant, le second renvoi, datant du 23 mai 2023 et couvrant les crimes commis depuis janvier 2022 dans la province du Nord-Kivu, attend toujours des actions concrètes. Cette lenteur judiciaire exaspère la population congolaise, d’autant plus que la situation sur le terrain ne cesse de se dégrader sous l’effet des attaques répétées des forces rwandaises et des groupes armés affiliés.
Samuel Mbemba a également évoqué l’importance de la première affaire internationale opposant la RDC au Rwanda devant la Cour de Justice des États d’Afrique de l’Est, tenue le 26 septembre dernier. Cette action judiciaire historique marque un tournant dans la bataille juridique internationale contre les exactions du Rwanda en RDC. Mbemba a souligné que ce procès devrait inspirer d’autres juridictions internationales, telles que la CPI et la Cour Internationale de Justice, à intensifier leurs enquêtes et à rendre justice aux victimes des crimes perpétrés dans l’est de la RDC.
Ainsi, par ces démarches diplomatiques, couplées aux actions sur le terrain, la RDC affirme sa détermination à mettre fin à cette aventure de déstabilisation orchestrée par le Rwanda. Le gouvernement congolais, en partenariat avec ses alliés internationaux, s’engage à utiliser tous les leviers disponibles pour assurer la sécurité du pays et rétablir la justice, autant devant les instances régionales que mondiales.
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