Lundi 7 avril 2025, la capitale congolaise, Kinshasa, a été frappée par des inondations dévastatrices, faisant 30 morts et 20 blessés graves, avec 1100 sinistrés recensés. Ce bilan tragique a été dressé par le ministre de la Santé Publique, Roger Samuel Kamba, lors d’un briefing spécial co-animé lundi avec le ministre d’Etat en charge des Infrastructures, le ministre des ressources hydrauliques et électricité ainsi que le ministre de la Communication et Médias. Face à cette catastrophe, l’État a mis en place des mesures d’urgence pour répondre aux besoins des victimes, dont l’hébergement dans les stades Tata Raphaël et des Martyrs. Alors que des vies ont été sauvées grâce à l’intervention rapide des équipes médicales, les autorités s’engagent à assurer la prise en charge totale des sinistrés, notamment en matière de soins, de nourriture et d’habillage, tout en promettant un accompagnement continu jusqu’à leur réinsertion définitive. Cette situation tragique met en lumière la capacité d’adaptation et de réaction des pouvoirs publics face à l’urgence humanitaire.
Les inondations qui ont frappé la capitale congolaise ce week-end ont causé des dégâts considérables. Trente personnes ont perdu la vie, vingt autres ont été blessées et hospitalisées, tandis que 1100 sinistrés ont été enregistrés et pris en charge dans les stades Tata Raphaël et des Martyrs. Ce bilan, rendu public par le ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, Roger Samuel Kamba, lors d’un briefing spécial co-animé lundi avec le ministre d’Etat en charge des Infrastructures, le ministre des ressources hydrauliques et électricité ainsi que le ministre de la Communication et Médias, témoigne de l’ampleur du drame. Ce briefing visait à faire le point sur les actions entreprises pour venir en aide aux victimes, mais aussi pour souligner l’urgence de la situation.
« Au total, nous avons, au niveau du ministère de la Santé, consolidé les chiffres, car le nombre a beaucoup varié pendant la journée. Ce sont les alertes que nous recevions qui étaient recensées en temps réel. Ce que je peux confirmer ce soir, c’est que nous avons eu 30 décès, et ces décès sont survenus avant que nous n’intervenions, pendant la période de pluie, lorsque l’eau a commencé à déborder », a déclaré le ministre Roger Samuel Kamba.
Les autorités sanitaires ont néanmoins réagi promptement. « Nous sommes intervenus dès la nuit de samedi à dimanche, nos ambulances circulaient, et des équipes médicales ont été déployées pour sauver nos compatriotes qui étaient coincés », a-t-il ajouté. Une réponse qui a permis de limiter les pertes humaines malgré l’intensité des intempéries.
Cependant, la situation reste critique pour de nombreuses familles qui ont perdu à la fois leurs biens et leur logement. Le gouvernement a d’ores et déjà mis en place un dispositif d’aide d’urgence pour subvenir aux besoins les plus pressants des sinistrés. Selon le ministre de la Santé, « ces personnes hospitalisées sont entièrement prises en charge par l’État, gratuitement. Mais elles ont d’autres besoins urgents, tels que des vêtements, car elles sont sorties précipitamment sans pouvoir emporter quoi que ce soit. Beaucoup ont tout perdu. Le président de la République a donc engagé le gouvernement à répondre à tous leurs besoins, y compris les besoins alimentaires. »
Pour répondre à cette situation de grande précarité, des mesures d’urgence ont été prises pour organiser l’hébergement des sinistrés. « Nous avons pris le site de l’Institut Lumumba, rue Limité, où nous avons d’abord accueilli 117 familles. De l’eau, de la nourriture et des soins médicaux leur ont immédiatement été fournis », a précisé Roger Samuel Kamba. Face à l’afflux constant de victimes, les autorités ont décidé de déplacer la majorité des sinistrés vers les stades Tata Raphaël et des Martyrs, mieux équipés pour les accueillir.
« Au stade Tata Raphaël, nous avons accueilli 1050 personnes, et 60 autres sont arrivées dans l’après-midi, portant le total à environ 1100. Nous allons également déplacer ceux qui se trouvent sur le site Lumumba et ceux de N’djili, soit 184 personnes, vers ces deux stades, où ils seront mieux pris en charge », a-t-il ajouté.
L’importance de ces infrastructures dans le cadre de cette crise a été soulignée par le ministre : « Le stade Tata Raphaël a servi à la Francophonie et dispose des commodités nécessaires pour prendre en charge toutes ces personnes. » En outre, le gouvernement a reçu un soutien précieux de la Fondation de la Première Dame, qui a fourni de nombreux matériels, dont des matelas et de la nourriture.
Le ministre de la Santé a également souligné l’engagement de l’État à maintenir les sinistrés dans des conditions dignes : « Le président de la République s’est engagé à ce que ces personnes soient gardées dans les meilleures conditions possibles, et ce, jusqu’à ce que nous prenions une décision définitive concernant leur réinsertion. »
Dans cette situation d’urgence, le gouvernement congolais semble déployer tous les efforts nécessaires pour apporter une assistance rapide et organiser la gestion des sinistrés. Cependant, cette catastrophe soulève également des questions sur la vulnérabilité de certaines zones de Kinshasa et la nécessité de renforcer les infrastructures pour prévenir de telles tragédies à l’avenir.
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