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Kinshasa
1 novembre, 2026 - 06:11:56
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Epée de Damoclès sur le PPRD : se désolidariser de Kabila ou mourir avec lui

Alors que les preuves de la collusion entre Joseph Kabila et le mouvement armé AFC/M23, soutenu par le Rwanda, s’accumulent et sont évidentes, le PPRD se retrouve face à un dilemme historique. Doit-il rompre avec son président et autorité morale du FCC désormais compromis parce que marginal vis-à-vis des lois de la République et complice de l’agression du pays ou sombrer avec lui dans le discrédit et l’oubli ? L’heure n’est plus à l’ambiguïté : dans un contexte d’agression manifeste contre la République et de drame humanitaire sans précédent, sur fond de condamnation de la communauté internationale qui, en plus de la résolution 2773 du Conseil de sécurité, excelle en sanctions ciblées eu égard à des officiers rwandais et à leurs supplétifs du M23, le silence devient complicité. Le parti doit trancher, et vite.

Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) est à la croisée des chemins. Il traverse aujourd’hui la plus grave crise de son histoire, même si ses dirigeants semblent se complaire au travers de leurs avocats en voulant philosopher sur certains mots, en l’occurrence, « ambiguïté ». Et cette crise n’est pas conjoncturelle. Elle est existentielle. Elle impose un choix aussi radical que vital : se désolidariser sans ambiguïté de son autorité morale, Joseph Kabila, ou disparaître avec lui, englouti par l’opprobre d’une complicité ouverte avec les ennemis de la République.

Ce n’est pas une accusation légère. Ce n’est pas un procès d’intention. Ce sont des faits.

Depuis ses premières prises de parole publiques après des années de silence, Joseph Kabila a abandonné toute prudence d’homme d’État pour adopter une rhétorique dangereusement ambigüe — voire complaisante — à l’égard du mouvement armé AFC/M23, supplétif bien identifié du Rwanda, acteur principal de l’agression contre la République Démocratique du Congo. Mieux, il a rompu avec sa nature de « taiseux » pour se révéler « un véritable agent rwandais » en voulant donner un visage congolais à la crise de l’est afin de desserrer l’étau autour du Maître de Kigali, acculé de toutes parts, dont le fonds de commerce en RDC est en train de fondre comme du beurre au soleil et qui, pour la première fois depuis 31 ans, a dit seul sa       messe du génocide le 07 avril dernier au cours de laquelle il a renvoyé au diable tous ceux qui l’ont soutenu sans vergogne toutes ces années au grand dam du peuple congolais. Tout un message que l’ancien président congolais semble ne pas décortiquer ou, tout simplement, le temps est venu pour lui de jouer à visage découvert !

En effet, dans l’espace de 50 jours entre les mois de février et avril 2025, l’ancien président Joseph Kabila a fait trois sorties médiatiques à travers lesquelles transpirent ses intentions. D’abord, le 23 février. Il se fait découvrir à travers une tribune dans le journal sud-africain Sunday Times. Sans exprimer la moindre compassion pour de milliers de gens victimes du carnage perpétré le 27 janvier 2025 par les RDF et leurs supplétifs de l’AFC-M23 pour la prise de la ville de Goma, puis celle de Bukavu deux semaines après (le 15 février), ni condamner le gouvernement de Kigali dont le rôle est connu dans cette entreprise funeste, il déclare que le M23 est une aspiration du peuple congolais, ses revendications sont légitimes, ce n’est pas un groupe anarchiste, ni un proxy rwandais. Puis, le 03 mars. Il se produit à la télévision namibienne NBC où il préconise, tout en se prévalant de disposer de beaucoup d’énergie pour continuer à servir le Congo, le retrait de toutes les troupes étrangères qui ne feraient qu’aggraver une situation sécuritaire déjà fragile. Le 23 février, il demandait aux troupes sud-africaines de se retirer du Congo, alors que c’est avec l’appui de ces troupes sous les couleurs de l’ONU qu’il avait vaincu en son temps le M23. Enfin, le 08 avril. Dans une lettre à Jeune Afrique, il annonce son retour en RDC sans délai et par la partie orientale. Il justifie sa décision du fait de la situation sécuritaire morose à travers tout le pays, ainsi que de la déliquescence qui gangrène tous les secteurs de la vie nationale.

Ni compassion, ni condamnation   

Alors que les Nations unies, les États-Unis, la France et plusieurs institutions internationales ont clairement établi la responsabilité du Rwanda dans cette guerre, Kabila s’est fendu de déclarations qui, loin de condamner les atrocités perpétrées dans l’Est, tentent de leur donner un vernis de légitimité politique. Il s’est réservé de condamner le régime de Kigali pour lequel la résolution 2773 du Conseil de sé