L’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila Kabange, a fait une apparition publique ce vendredi 25 avril 2025 au Swaziland, où il a pris part aux festivités marquant le 57ᵉ anniversaire du roi Mswati III.
Aux côtés de plusieurs anciens chefs d’État africains, dont le Sud-Africain Jacob Zuma, le sénateur à vie congolais est apparu détendu, loin des turbulences judiciaires qui le visent dans son pays.
Car à Kinshasa, la situation de l’ancien chef de l’État, resté silencieux depuis la fin de son mandat en janvier 2019, a radicalement changé. Le 18 avril dernier, le ministre de la Justice et garde des sceaux, Constant Mutamba, a officiellement annoncé, dans un communiqué signé de sa main, l’ouverture de poursuites judiciaires contre Joseph Kabila. Il est soupçonné de « participation directe à l’agression » menée contre la RDC par le Rwanda, via le mouvement rebelle M23-AFC, actif dans l’Est du pays.
Dans ce document, le ministre congolais a donné « injonction » à l’auditeur général des Forces armées (FARDC) ainsi qu’au procureur général près la Cour de cassation d’« engager les poursuites » contre l’ancien président, accusé de « haute trahison à l’égard de la Nation ». Des mesures conservatoires ont d’ores et déjà été prises : saisie de certains de ses biens, gel d’avoirs et restriction de mouvements visant plusieurs de ses anciens collaborateurs, soupçonnés d’implication dans ce que les autorités qualifient d’« acte d’atteinte grave à la souveraineté nationale ».
Ces accusations s’inscrivent dans un contexte de tensions croissantes entre Kinshasa et Kigali, alors que la province du Nord-Kivu, le M23-AFC, soutenu militairement par le Rwanda selon les Nations unies, occupe des localités.
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