Derrière l’image politique d’un ex-président, Joseph Kabila reste le maître d’un réseau tentaculaire de détournements et de pillages, dont le moteur est un système opaque de sociétés-écrans et de prête-noms. Les révélations inédites publiées ce mois-ci par Louis G. Durand, du Club de Mediapart, lèvent le voile sur cet empire économique clandestin, orchestré en complicité avec Fortunata Ciaparrone, femme d’affaires italienne installée à Kinshasa. Dans des vidéos et documents confidentiels, elle affirme détenir officiellement 100 % des parts de nombreuses sociétés minières, gazières et pétrolières, tout en reversant discrètement 25 % à « Monsieur Kabila 25 % », surnom donné à l’ex-président.
Parmi ces entreprises, SOGEMIP, CIIG, SOTEXKI, Texico et Coete Gaz exploitent des blocs aux réserves estimées à plusieurs milliards de dollars, formant le cœur d’un système sophistiqué visant à blanchir des fonds et garantir une rente occulte. Une transaction fictive évoquée par Ciaparrone, montée et démontée en une journée, aurait permis de faire circuler 8 millions de dollars sans contrôle. Ce montage, dans la continuité de l’enquête Congo Hold-Up, confirme que le règne de Kabila fut moins un mandat politique qu’une entreprise familiale de captation du profit national, laissant l’État vidé de sa substance et le peuple dans la misère.
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👉 Découvrez l’intégralité de ces révélations inédites qui jettent une lumière crue sur un système de corruption et de détournements à grande échelle. https://blogs.mediapart.fr/louis-g-durand/blog/280525/monsieur-25-l-emprise-de-kabila-sur-l-economie-congolaise

