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14 mai, 2026 - 12:43:57
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À Brazzaville, les peuples autochtones des grands bassins forestiers s’unissent en vue de la COP30

Le premier congrès international des peuples autochtones des bassins du Congo, de l’Amazonie et du Bornéo-Mékong s’est achevé vendredi 30 mai à Brazzaville, avec l’adoption d’un engagement commun pour la défense des forêts tropicales et des droits des communautés locales lors de la prochaine Conférence des parties sur le climat (COP30), prévue en 2025 à Belém, au Brésil.

Parvenir à une voix commune : telle était l’ambition du congrès inédit organisé à Brazzaville, capitale du Congo, qui a réuni pendant plusieurs jours des représentants des peuples autochtones et des populations locales des trois principaux bassins forestiers tropicaux de la planète – le bassin du Congo, l’Amazonie sud-américaine et la région Bornéo-Mékong en Asie du Sud-Est.

« Nous étions réunis ici à Brazzaville pour élaborer un plan d’action à présenter de commun accord à la 30ᵉ Conférence des parties (COP) à Belém au Brésil », a déclaré Roger Cuzo, représentant du réseau des peuples autochtones de la République centrafricaine, à l’issue de la rencontre. Le document final, en cours de rédaction, devrait formuler des propositions concrètes sur la reconnaissance foncière, la gestion durable des forêts et la participation directe des peuples autochtones aux mécanismes de financement climatique.

Une alliance transcontinentale inédite

Cette initiative marque un tournant. Pour la première fois, les porte-parole des peuples autochtones des trois poumons verts du globe ont mis en commun leurs revendications, face à des défis similaires : accaparement des terres, marginalisation politique, criminalisation des défenseurs de l’environnement. Selon les organisateurs, le congrès vise à « renforcer l’influence des savoirs autochtones » dans les négociations climatiques internationales, souvent dominées par les États et les grands groupes industriels.

« Ces rencontres nous ont permis de définir le contenu de nos échanges avec les partenaires et les différents États », a précisé M. Cuzo. Plusieurs ateliers thématiques ont permis d’aborder la question des droits fonciers, de la souveraineté alimentaire, mais aussi des effets de l’extractivisme et des infrastructures imposées sans consentement préalable.

Cap sur Belém, ville symbole

La perspective de la COP30, qui se tiendra en novembre 2025 à Belém, en Amazonie brésilienne, donne une portée stratégique à cette mobilisation. Dans cette ville située au cœur de l’un des territoires les plus menacés par la déforestation, les peuples autochtones entendent faire entendre leur voix, en amont et pendant les négociations. Le Brésil, pays hôte, a par ailleurs exprimé son soutien à une participation élargie des communautés locales aux discussions multilatérales sur la biodiversité et le climat.

Pour les participants réunis à Brazzaville, l’unité des peuples autochtones au-delà des continents constitue une réponse politique à l’échelle de la crise environnementale. Reste désormais à concrétiser cette dynamique dans les arènes internationales, où les promesses de justice climatique tardent encore à se traduire en engagements contraignants.

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