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26 juillet, 2026 - 18:42:25
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Le Panama soutient l’autonomie marocaine comme « solution unique » pour le Sahara occidental

Maroc engrange un nouveau soutien de poids sur la question du Sahara occidental. En visite à Rabat, le chef de la diplomatie panaméenne, Javier Martínez-Acha Vásquez, a réaffirmé, au nom de son gouvernement, un appui sans équivoque à l’initiative d’autonomie proposée par le royaume en 2007, la qualifiant de « base la plus sérieuse, crédible et réaliste » pour parvenir à une issue politique durable. Membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, le Panama renforce ainsi le cercle des pays d’Amérique latine ayant pris leurs distances avec le Front Polisario. Pour Rabat, qui multiplie les partenariats stratégiques au sud du continent américain, cette nouvelle prise de position conforte une dynamique diplomatique méthodique, bâtie sur la légitimité du projet d’autonomie, la souveraineté territoriale et une lecture pragmatique du droit international.

Dans un communiqué conjoint publié lundi 16 juin à l’issue d’une rencontre à Rabat entre le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et son homologue panaméen, Javier Martínez-Acha Vásquez, la République du Panama a réaffirmé son soutien clair et explicite à l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc en 2007 comme « la base la plus sérieuse, crédible et réaliste » pour résoudre le différend régional autour du Sahara.

Cette initiative, que le royaume chérifien défend depuis près de deux décennies devant les Nations unies, prévoit un statut d’autonomie élargie pour les provinces du sud sous souveraineté marocaine, dans un cadre garantissant à la fois la décentralisation politique et le respect de l’unité nationale. Pour le Panama, aujourd’hui membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, cette proposition constitue désormais

« l’unique solution à l’avenir » à même de conduire vers un règlement durable du conflit.
Lors du point de presse tenu à l’issue de leur entretien, le ministre panaméen a souligné la cohérence de cette position avec la ligne diplomatique adoptée par son pays depuis novembre 2024, date à laquelle le Panama avait officiellement mis fin à ses relations avec la soi-disant « République arabe sahraouie démocratique » (RASD). Ce désengagement vis-à-vis de la structure soutenue par le Front Polisario s’était accompagné d’un rapprochement marqué avec Rabat, sur fond de convergence stratégique en matière de coopération bilatérale, de développement durable et de coordination régionale.

Au-delà de la question du Sahara, les deux États ont également mis en avant, dans leur déclaration commune, leur attachement aux principes fondamentaux de la Charte des Nations unies, notamment la souveraineté des États, leur indépendance politique et leur intégrité territoriale. Une manière, pour le Maroc, de consolider le soutien diplomatique dont il bénéficie dans sa quête de reconnaissance internationale de la marocanité du Sahara, en renforçant ses alliances au sein du Conseil de sécurité.

Ce nouveau soutien vient s’ajouter à celui exprimé ces dernières années par plusieurs pays d’Amérique latine, notamment le Chili, le Pérou ou encore la Colombie, dans un contexte où la question saharienne demeure un dossier sensible sur la scène diplomatique internationale. Rabat, de son côté, poursuit une stratégie active d’ouverture économique et politique en direction de l’Amérique centrale et des Caraïbes, comme levier de renforcement de sa position sur la scène multilatérale.

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