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25 janvier, 2026 - 07:47:49
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Doha : Kigali exige la gestion du Kivu jusqu’en 2033, une dérive séparatiste absurde

À Doha, le Rwanda franchit une ligne rouge en osant réclamer la gestion exclusive du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pendant huit ans, par l’entremise de ses supplétifs du M23-AFC. Une revendication aussi absurde que dangereuse, qui révèle le vrai visage d’un projet séparatiste désormais assumé. Mais Kigali se trompe d’époque, de terrain et de peuple : la RDC n’est pas un État failli à démanteler autour d’une table diplomatique, et le Kivu n’est pas une colonie à redistribuer. Ce ballon d’essai venu d’ailleurs se heurtera à une réalité immuable : le Congo est une terre indivisible, défendue avec rage, mémoire et détermination.

Le masque tombe à Doha. Jeudi 10 juillet, l’Agence congolaise de presse (ACP) a révélé que la principale revendication des supplétifs du M23-AFC, soutenus par le Rwanda, lors des discussions avec la délégation congolaise, consisterait à obtenir un contrôle exclusif du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pendant huit ans. Une exigence hallucinante, portée à huis clos dans les couloirs diplomatiques, mais que Kinshasa rejette catégoriquement.

« La principale revendication du M23-AFC à Doha est d’obtenir la gestion exclusive, sur tous les plans, des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pendant huit ans », a déclaré à l’ACP une source proche de l’équipe des négociateurs du gouvernement congolais.

Cette prétention, qui frôle la déclaration d’un protectorat déguisé, trahit une ambition séparatiste nourrie de longue date par Kigali et recyclée à travers la violence. Mais la RDC n’est ni un territoire à brader, ni un pays à morceler. L’unité du Congo est non négociable.

Une proposition colonialiste et dangereuse

Ce que Kigali propose, en réalité, c’est une mise sous tutelle des deux provinces congolaises, via ses marionnettes du M23-AFC. Une tentative inacceptable de sanctuariser militairement un territoire étranger pendant près d’une décennie. Ce discours sécessionniste — car c’en est un — se heurte à l’ossature même de la nation congolaise : « le Congo restera un et indivisible ».

Depuis les années 1930, les Kivus ont appris à se défendre. À chaque nouvelle vague de déstabilisation venue du Rwanda, les populations locales ont constitué des résistances populaires : les Maï-Maï, les Wazalendo, et bien d’autres. Ils ne se battent pas pour des postes, mais pour leur terre, leur culture, leur dignité.

« La terre ne se vend pas »

Ce que les stratèges de Kigali sous-estiment, c’est la profondeur de l’attachement des Congolais à leur sol. Le Kivu n’est pas une zone grise négociable autour d’une table. Il est vécu, habité, défendu, sacralisé. Et la guerre qui se prépare en réaction à cette tentative d’annexion ne sera pas une formalité.

L’accord de Washington vide cette revendication de tout contenu

Signé récemment entre la RDC et le Rwanda sous les auspices des États-Unis, l’accord de Washington met les points sur les i : le respect de l’intégrité territoriale de la RDC est un principe fondateur du nouveau cadre de paix.

Chapitre 2 de l’accord – Désengagement, désarmement et intégration des groupes armés non étatiques :
Ce passage crucial prévoit non seulement la fin des combats mais surtout le retrait complet et vérifié des troupes rwandaises, déguisées en rebelles M23-AFC, du territoire congolais. Plus encore, il impose la fin du prétexte FDLR, si souvent agité par Kigali pour justifier son ingérence, à travers une stratégie coordonnée nommée Conops.

Autre clause fondamentale : l’engagement de toutes les parties à ne plus faire de déclarations provocatrices, ni à jouer avec les braises ethniques ou géopolitiques.

Un ballon d’essai voué à l’échec

Ce que tente le Rwanda à Doha n’est ni plus ni moins qu’un ballon d’essai mal calibré, une opération psychologique visant à tester les lignes rouges de Kinshasa. Mais ces lignes sont connues. Et elles sont infranchissables.

Aucune diplomatie, aucun compromis ne pourra légitimer l’occupation d’un centimètre carré du territoire congolais par une puissance étrangère ou ses relais.
Le rêve de Kigali de gouverner le Kivu à distance, par procuration armée, est voué à échouer. Car face à lui, il y a un peuple, des villages, une histoire, une mémoire des blessures. Il y a surtout une nation, la RDC, dont l’unité et la souveraineté ne sont pas à vendre, ni pour huit ans, ni pour un seul jour.

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