La ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a donné jeudi 18 juillet, le coup d’envoi officiel de la 4ᵉ édition du Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP), depuis l’école Révérend Kim dans la commune de Lingwala à Kinshasa. Cette session 2025 mobilise 1.590.471 élèves à travers 5.540 centres d’examen dans les 645 pools d’inspection du pays, y compris les zones en conflit. Les filles représentent 47 % des candidats, signe d’un progrès constant en matière d’équité éducative. À Kinshasa, 357 centres accueillent les élèves, dont 52 dans la province éducationnelle de la Funa, qui totalise près de 30 000 finalistes. Pendant ce temps, à plus de 600 kilomètres de la capitale, le vice-ministre Jean-Pierre Kezamudru supervisait personnellement le lancement des épreuves au Lycée Nsang’Ea Ndotsi à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Équateur.
À Kinshasa, c’est dans une ambiance solennelle que la ministre d’État a procédé au lancement officiel des épreuves, en présence d’enseignants, de partenaires éducatifs et de nombreux élèves candidats. Dans son discours, Raïssa Malu a invité les familles à soutenir les choix d’orientation de leurs enfants avec bienveillance et ambition. « Ne les condamnez pas à des chemins préétablis. L’éducation doit libérer le potentiel de vos enfants. Chaque talent compte pour le Congo », a-t-elle lancé, s’adressant aux parents, éducateurs et élèves avec une clarté de vision saluée dans les rangs des professionnels de l’éducation.
Saluant les efforts du président Félix Tshisekedi — qu’elle a qualifié de « champion de la gratuité de l’enseignement » — ainsi que le soutien constant de la Première ministre Judith Suminwa, la ministre d’État a rappelé que la transformation du système éducatif repose sur une vision inclusive, centrée sur la jeunesse et son avenir.
Jean-Pierre Kezamudru aux côtés des élèves finalistes dans l’Équateur
Pendant ce temps, à plus de 600 kilomètres de là, dans la ville de Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Équateur, le vice-ministre Jean-Pierre Kezamudru représentait la ministre d’État pour superviser directement le déroulement des épreuves. C’est au Lycée Nsang’Ea Ndotsi qu’il a donné le coup d’envoi symbolique, en procédant publiquement à l’ouverture des malles contenant les items.
Dans une allocution marquée par une proximité avec les élèves et les enseignants, le vice-ministre a encouragé les finalistes à aborder l’épreuve avec confiance et concentration. « Ce jour est un moment déterminant pour votre vie. Rien ne sert de craindre. Concentrez-vous, lisez bien, comprenez et répondez sereinement », a-t-il conseillé aux jeunes candidats, tout en soulignant le rôle crucial joué par leurs enseignants tout au long de l’année scolaire.
Jean-Pierre Kezamudru a également salué la mobilisation locale autour de l’événement, en présence des autorités provinciales et des cadres éducatifs, mettant en lumière l’importance d’un ancrage territorial fort dans la mise en œuvre de la politique nationale.
Avec plus d’1.590.000 élèves répartis dans 5.540 centres d’examen à travers les 645 pools d’inspection, y compris dans les zones en conflit, le TENASOSP s’impose comme un instrument stratégique d’orientation, mais aussi de projection vers une nouvelle génération de citoyens formés, outillés et conscients de leur rôle dans l’essor du pays. Les filles représentent 47 % des candidats, traduisant un progrès notable dans l’équité d’accès à l’éducation.
À Kinshasa, 357 centres accueillent les participants, dont 52 dans la province éducationnelle de la Funa, qui regroupe à elle seule près de 30 000 candidats. Raïssa Malu a salué cette dynamique positive, soulignant que le TENASOSP est « un instrument de justice éducative et d’égalité des chances ». Elle a également remercié les enseignants, les inspecteurs et les autorités pour leur mobilisation, même dans les régions en crise.
Ce test, prévu dans le calendrier scolaire 2024-2025, concerne les élèves de fin du cycle fondamental. Il permet d’évaluer leurs acquis et de guider leur orientation vers les filières du secondaire général, technique ou professionnel.
Lancé pour la première fois en 2022, le TENASOSP repose sur l’article 193 de la loi-cadre n°14/004 du 11 février 2014 relative à l’enseignement national. Il s’adresse aux élèves de la 8e année, correspondant au cycle terminal de l’éducation de base. Cette réforme vise à rompre avec l’orientation scolaire hasardeuse, en favorisant une approche fondée sur les compétences, les vocations et les réalités économiques du pays.
La première édition avait été lancée le 14 juillet 2022 à partir du Lycée Tuendelee, dans la province du Haut-Katanga. Depuis, le test s’est imposé comme un pilier de la réforme de l’enseignement fondamental en RDC.
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