Entre attentes populaires et impératif d’efficacité, Kinshasa retient son souffle : le gouvernement Suminwa II, dont la publication est imminente, se dessine dans une logique de recentrage et de discipline. En confirmant Judith Suminwa et en promettant un exécutif resserré, Félix Tshisekedi veut impulser un nouvel élan avant la fin de son second quinquennat, avec une coalition réorganisée et des réformes à l’agenda. Ce gouvernement, attendu dans les prochains jours, devra relever les défis économiques et sécuritaires majeurs tout en consolidant l’unité de la majorité. Plus qu’une annonce, c’est le signal d’un tournant politique décisif, porteur d’espoir et de renouveau.
Le compte à rebours a commencé pour la publication du deuxième gouvernement dirigé par Judith Suminwa. Samedi 2 août, après la cérémonie de la commémoration du Génocost, le président Félix Tshisekedi a réuni le présidium de l’Union sacrée, affichant un double objectif : resserrer l’équipe gouvernementale et renforcer la cohésion de sa majorité.
Au cours de cette rencontre tenue dans la capitale, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de « réduire la taille du prochain gouvernement », en précisant que la future équipe comptera « entre 45 et 47 membres ». La première ministre Judith Suminwa, confirmée dans ses fonctions, travaille avec le président à la configuration finale. La sortie du gouvernement, qualifiée d’« imminente » par des sources présentes à la réunion, devrait marquer un tournant pour ce second quinquennat.
Cohésion et discipline au cœur des priorités
Félix Tshisekedi a exhorté ses alliés à « prêter main forte » au nouvel exécutif, y compris ceux qui ne seront pas reconduits. « Il a insisté sur la nécessité de mettre fin aux querelles et de consolider l’unité autour du projet commun », confie un membre du présidium.
Dans cet esprit, le président a ordonné la création d’une commission chargée de proposer des amendements à la charte de l’Union sacrée. Les travaux ont débuté dimanche, avec un rapport attendu dans une semaine. Une étape préparatoire avant le congrès extraordinaire prévu pour la fin du mois d’août.
Une réduction symbolique pour plus d’efficacité
Le choix d’un gouvernement plus restreint traduit une volonté de rationalisation. Avec une équipe resserrée, l’exécutif espère gagner en réactivité et en discipline budgétaire, alors que la pression s’accroît pour répondre aux attentes sociales et maintenir l’élan des réformes. Ce recentrage est perçu comme un signal fort adressé à l’opinion et à la majorité : la priorité est à l’action et à la stabilité.
Des défis économiques et sécuritaires de premier plan
Le futur gouvernement héritera d’une feuille de route exigeante : relancer la croissance dans un contexte de tensions internationales, poursuivre la diversification économique et contenir l’inflation. Sur le plan sécuritaire, la situation dans l’Est du pays reste une urgence nationale, nécessitant une coordination étroite avec les forces régionales et les partenaires internationaux. À cela s’ajoute la mise en œuvre des grands projets d’infrastructures et la gestion des attentes d’une jeunesse en quête d’opportunités.
Un gouvernement Suminwa II qui s’annonce stratégique, attendu dans les prochains jours, et qui devrait conjuguer continuité et recomposition dans une dynamique de résultats.
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