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Kinshasa
18 avril, 2026 - 23:42:51
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Les réformes portées par Mukoko Samba, saluées par le FMI, bousculent les adversaires de Tshisekedi

En République démocratique du Congo, certains indicateurs économiques connaissent une embellie inattendue. Moins de files d’attente dans les stations-service, des prix du maïs en recul, des recettes fiscales en plein essor : des résultats tangibles qui changent la vie quotidienne des Congolais. Derrière ce virage, un artisan : Daniel Mukoko Samba, vice-premier ministre en charge de l’Économie, revenu aux affaires en juin 2024. En douze mois, sa politique a réduit la facture pétrolière de 281 à 31 millions de dollars, multiplié par quinze les recettes minières et stabilisé plusieurs produits de base. Le Fonds monétaire international, longtemps critique, salue désormais la gestion du pays. Mais ces succès, qui renforcent l’Union sacrée et la posture de Félix Tshisekedi à l’approche des prochaines batailles politiques, attisent aussi la nervosité des opposants, contraints de réajuster leurs stratégies face à une réalité économique plus solide qu’attendu.

Le 15 juin 2024, lors de son retour au gouvernement, peu d’observateurs auraient parié sur l’impact immédiat du professeur Daniel Mukoko Samba. Un an plus tard, son action s’impose comme un argument de poids pour l’Union sacrée. Cinq indicateurs en témoignent.

Carburant : une baisse historique à la pompe

À Kinshasa, les prix des produits pétroliers ont reculé de 13 % dès octobre 2024 : l’essence est passée de 3 340 à 2 990,49 francs congolais, le gasoil de 3 435 à 2 979,73 francs. « Les consommateurs bénéficient de tarifs réduits », a souligné le ministère de l’Économie, notant une hausse de 50 % de la consommation en avril 2025. SEP, principal fournisseur, distribue désormais jusqu’à 3 500 m³ par jour contre 1 500 auparavant.
Pertes pétrolières réduites de 89 %

Autre victoire, la réduction drastique des pertes liées aux entreprises pétrolières. En 2024, l’État n’a déboursé que 31 millions de dollars, contre 281 millions l’année précédente. Une économie de 250 millions, saluée par Félix Tshisekedi dans une lettre de félicitations adressée via son directeur de cabinet, Anthony Nkinzo. Le FMI a, lui aussi, reconnu une « gestion efficace » lors d’une rencontre le 8 septembre, par la voix de Calixte Ahokpossi.

Explosion des recettes minières

La réforme du processus d’achat de carburant par les entreprises minières a transformé les recettes fiscales : de 4 à 63 milliards de francs congolais entre juillet et août 2025, soit une hausse spectaculaire de 1 560 %. L’obligation de déclarer les achats, combinée à l’usage de marqueurs sur les produits, a permis d’endiguer les détournements et de réorienter les subventions vers les ménages. D’autres secteurs stratégiques, comme l’aviation et les télécommunications, seront prochainement concernés.

Une stabilité des prix alimentaires

Selon l’application « Talo », qui collecte les données en temps réel, le premier trimestre 2025 a montré une relative stabilité des prix. Si le haricot (+ 38 %) et le poisson salé (+ 13,7 %) ont grimpé, d’autres produits ont reculé, tels que le chinchard, le sucre importé et le poulet congelé. Dans le Grand Katanga et le Grand Kasaï, la farine de maïs a même baissé de 1 à 15 % entre février et mai, avec Likasi en exemple de stabilité logistique.

Le FMI change de ton

Longtemps critique, l’institution de Washington affiche désormais son soutien. Le 8 septembre, sa mission en RDC a reconnu la réduction des dettes vis-à-vis des pétroliers et la fin des pénuries. Cette reconnaissance extérieure crédibilise davantage la politique économique du gouvernement.

Des succès qui dérangent les adversaires

Ces avancées concrètes constituent des réponses visibles aux promesses de Félix Tshisekedi. Mais elles dérangent certains acteurs politiques, accusés par l’Union sacrée de « désinformation » et de campagnes hostiles visant Daniel Mukoko Samba. « Ces résultats perturbent des agendas cachés, alors qu’ils traduisent la vision du président et le programme de la Première ministre Judith Suminwa », commente un proche de la majorité. Comme pour dire : l’économie devient un terrain de bataille stratégique. Et les indicateurs, jusque-là défavorables, se muent en atouts inattendus pour le camp présidentiel.

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