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Kinshasa
17 avril, 2026 - 02:49:50
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Un virage positif [Edito]

En politique, rares sont les victoires qui se mesurent en chiffres clairs et en effets visibles dans la vie quotidienne. Or, c’est précisément ce qui se passe aujourd’hui en République démocratique du Congo. Le carburant est moins cher, le maïs a reculé, les recettes minières explosent. Ces résultats, fruits des réformes conduites par Daniel Mukoko Samba depuis juin 2024, bouleversent le paysage économique – et fragilisent les argumentaires des opposants de Félix Tshisekedi.

Le constat est sans appel. À la pompe, les prix ont chuté de 13 % dès octobre 2024. L’essence s’affiche à 2 990,49 francs le litre, le gasoil à 2 979,73 francs. Résultat : une consommation en hausse de 50 % et des stations mieux approvisionnées, SEP distribuant désormais jusqu’à 3 500 m³ par jour contre 1 500 auparavant. Plus spectaculaire encore, l’État a réduit sa facture pétrolière de 281 à 31 millions de dollars en un an, économisant 250 millions, un succès salué par le président Tshisekedi et reconnu par le FMI.

Le secteur minier illustre la même rupture. En imposant la déclaration des achats de carburant, les recettes fiscales ont bondi de 4 à 63 milliards de francs congolais entre juillet et août 2025, soit +1 560 %. Ce transfert des subventions des entreprises vers les ménages, doublé de marqueurs sur les produits pour prévenir les détournements, signe une mutation majeure. L’institution de Washington, longtemps méfiante, n’a pas hésité à applaudir cette discipline nouvelle lors de sa mission de septembre.

Sur les marchés, la tendance se confirme. À Kinshasa, le prix du sucre, du chinchard ou du poulet congelé a reculé. Dans le Grand Katanga et le Grand Kasaï, la farine de maïs, produit vital, a baissé de 1 à 15 % entre février et mai. Ce bilan économique change la donne politique. Les adversaires du président, qui misaient sur l’échec de sa gouvernance économique, voient leurs discours s’effriter. La réduction des pertes pétrolières, la hausse des recettes fiscales et la stabilisation des prix ne sont pas de simples indicateurs techniques : ce sont des arguments tangibles. D’où les tentatives de certains d’entretenir la désinformation et de cibler Mukoko Samba, devenu symbole de cette inflexion.

La réalité demeure : pour la première fois depuis des années, l’économie congolaise ne se limite plus à un terrain de crise mais devient un levier de légitimité. Et, à mesure que les opposants cherchent à effacer ces succès d’un revers de main, ils apparaissent eux-mêmes déconnectés d’une population qui, au quotidien, mesure la portée des réformes.

Infos27

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