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18 avril, 2026 - 01:15:33
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Kinshasa applaudit l’Opéra Wu : quand la Chine fait vibrer le cœur culturel de l’Afrique

Une salle comble, un souffle suspendu, puis l’explosion des applaudissements : jeudi 25 septembre, l’Opéra Wu du Zhejiang a illuminé Kinshasa d’un éclat inattendu. Au Centre culturel et artistique pour les pays de l’Afrique centrale, construit avec l’appui de la Chine, plus de 800 spectateurs congolais ont découvert un art millénaire venu d’Asie. Ce rendez-vous, porté par l’ambassade de Chine en RDC, n’était pas qu’un spectacle : il fut un dialogue par la scène, une passerelle tendue entre deux peuples que séparent des continents mais que rapproche désormais une émotion commune. En faisant danser le dragon, vibrer le suona ou revisiter les grandes légendes des dynasties chinoises, les artistes du Zhejiang ont offert au public congolais un voyage rare. Loin des discours officiels, c’est le langage universel du théâtre, du chant et du geste qui a tissé, le temps d’une soirée, un lien nouveau entre la Chine et la RDC.

Kinshasa, la capitale congolaise a vibré, jeudi 25 septembre, au rythme d’un art venu de l’autre bout du monde. Dans la grande salle du Centre culturel et artistique pour les pays de l’Afrique centrale (CCAPAC), l’Opéra Wu du Zhejiang a livré une performance qui restera dans les mémoires des spectateurs congolais. Plus de 800 personnes ont assisté à cette soirée organisée par l’ambassade de Chine en République démocratique du Congo (RDC), dans ce lieu emblématique construit grâce à l’appui de Pékin.

Venus spécialement de la province côtière du Zhejiang, plus de vingt artistes ont transporté le public congolais au cœur des légendes et des traditions chinoises. Masques colorés, costumes soyeux, gestuelles codifiées et musique vibrante ont donné vie à un répertoire séculaire. Parmi les pièces présentées : Le Dragon à neuf sections, danse spectaculaire symbole de force et de majesté ; Bloquer le cheval, inspirée des exploits des généraux de la dynastie Song ; ou encore Porter le palanquin nuptial, une fresque burlesque sur les malentendus et la joie des noces.

L’éclat des acrobaties, la virtuosité musicale – notamment le solo de suona La cueillette des jujubes – et la puissance dramatique de Lü Bu met le cheval à l’épreuve ont conquis l’assistance, qui n’a pas ménagé ses applaudissements.

Parmi les spectateurs, le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, a salué un moment « rare et précieux », soulignant que l’Opéra Wu « a non seulement enrichi la vie culturelle locale, mais construit un nouveau pont de compréhension et d’amitié entre les peuples ».

Originaire de Jinhua, l’Opéra Wu est l’un des genres majeurs de la scène chinoise. Ses récits héroïques, ses airs chantés et son esthétique raffinée puisent dans les traditions populaires du sud-est de la Chine. En traversant continents et cultures, il incarne la capacité de l’art à abolir les distances.

À Kinshasa, cette représentation a confirmé que la diplomatie culturelle peut se déployer sur une scène de théâtre. Dans un pays avide de diversité artistique, ce dialogue entre le Congo et la Chine a trouvé son écho dans l’enthousiasme d’un public conquis.

Pitshou Mulumba/Jérémie Lubaki

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