La République démocratique du Congo cherche à transformer ses routes commerciales en véritables leviers de croissance régionale. Kinshasa a franchi une nouvelle étape mercredi 1er octobre 2025 en réunissant autour d’une même table son ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et l’experte européenne Poorva Karkare, du Centre européen de gestion des politiques de développement. Au centre des échanges : le corridor de Lobito, axe stratégique reliant la RDC, la Zambie et l’Angola au port atlantique de Lobito. L’ambition est claire : accélérer les études de faisabilité dans le cadre de l’initiative européenne Global Gateway, afin de transformer ce projet d’infrastructures en moteur de croissance, d’emplois et d’intégration régionale. Pour Kinshasa, l’heure n’est plus aux discours mais à la concrétisation, avec l’appui annoncé de partenaires européens décidés à plaider pour la réussite de ce corridor qui pourrait redessiner la carte des échanges africains.
La capitale congolaise a accueilli mercredi une réunion technique consacrée au développement du commerce régional le long du corridor de Lobito. Cette rencontre a réuni le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, l’analyste politique principale du Centre européen de gestion des politiques de développement (ECDPM), Poorva Karkare, ainsi que le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion des exportations (ANAPEX), Mike Tambwe.
Au cœur des discussions, la volonté de transformer le corridor de Lobito en véritable catalyseur de croissance économique. Reliant la République démocratique du Congo, le nord-ouest de la Zambie et l’Angola aux marchés régionaux et mondiaux via le port atlantique de Lobito, ce couloir logistique est considéré comme l’un des projets structurants les plus prometteurs pour l’intégration économique de l’Afrique centrale et australe.
Julien Paluku a insisté sur « l’urgence d’accélérer la mobilisation des moyens dans le cadre du Global Gateway » afin de lancer rapidement les études de faisabilité et passer au concret. Le ministre a plaidé pour que le corridor devienne un programme intégré, avec des projets couvrant les infrastructures routières et ferroviaires, l’énergie, les transports, le secteur agro-alimentaire, la formation des compétences locales et le développement de corridors industriels.
De son côté, Poorva Karkare a réaffirmé l’engagement de son institution à « consolider le plaidoyer pour matérialiser ce projet », soulignant que le corridor offrait à la RDC « une opportunité unique de devenir une porte d’entrée vers le commerce international, en facilitant les transports et en stimulant les investissements ».
L’ANAPEX, en première ligne sur la promotion des exportations, a pour mission d’accompagner les opérateurs économiques congolais afin que les bénéfices du corridor se traduisent en nouveaux débouchés commerciaux. Pour les autorités congolaises, le développement de ce projet est essentiel pour diversifier les échanges, dynamiser le secteur agro-industriel et renforcer la compétitivité du pays sur les marchés mondiaux.
En toile de fond, cette rencontre illustre la volonté de Kinshasa d’inscrire la RDC dans la nouvelle géographie du commerce africain, en misant sur des infrastructures intégrées et un partenariat renforcé avec l’Union européenne. Pour Julien Paluku, il s’agit moins d’un projet de transport que d’un levier stratégique pour transformer durablement l’économie congolaise.
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