En moins de trois mois à la tête du ministère des Postes et Télécommunications, Me José Mpanda Kabangu a déjà imprimé sa marque. Celui qui avait relevé les défis de la Recherche scientifique et de l’Agriculture s’est attaqué avec méthode à un secteur réputé ingrat. Résultat : la RDC retrouve sa voix perdue depuis 32 ans au sein de l’Union postale universelle (UPU) et s’apprête à rapatrier à Kinshasa le siège de l’Union africaine des télécommunications (UAT), exilé à Nairobi depuis les pillages de 1991. Par un mélange de diplomatie, de rigueur administrative et de plaidoyer efficace auprès du gouvernement, José Mpanda repositionne le pays au centre des grandes instances africaines et internationales du numérique. Ce retour en grâce marque plus qu’un succès ministériel : il signe la réhabilitation d’un État longtemps relégué aux marges de la gouvernance technologique mondiale.
En seulement deux mois et demi à la tête du ministère des Postes et Télécommunications, Me José Mpanda Kabangu a réussi à débloquer deux des quatre dossiers majeurs qui paralysaient le secteur depuis plusieurs décennies. Après avoir servi avec distinction à la Recherche scientifique et à l’Agriculture, le ministre a entrepris de remettre la RDC sur la carte mondiale des télécommunications, avec des résultats tangibles.
Le premier succès est diplomatique et symbolique : la reprise du droit à la parole et au vote au sein de l’Union postale universelle (UPU). La RDC, privée de ce droit pendant 32 ans pour non-paiement de cotisations, a recouvré sa pleine légitimité au sein de cette organisation stratégique, qui régit le système postal mondial. Ce retour marque, selon plusieurs observateurs, « la fin d’une longue parenthèse d’isolement » et « le début d’une réintégration progressive du pays dans les réseaux mondiaux de gouvernance postale ».
Le deuxième accomplissement, plus ambitieux encore, concerne le rapatriement à Kinshasa du siège de l’Union africaine des télécommunications (UAT), délocalisé à Nairobi après les pillages de 1991. Un objectif longtemps jugé irréalisable. Par un plaidoyer constant, José Mpanda a convaincu le gouvernement d’honorer la dette conditionnelle de 1,47 million de dollars due à l’Union africaine. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a exécuté ce paiement, ouvrant la voie au retour de cette institution continentale dans son siège naturel, la capitale congolaise.
Le processus est désormais achevé sur le plan juridique. Le dépôt officiel à Nairobi de l’instrument de ratification de la Convention et de la Constitution de l’UAT, effectué par le directeur de cabinet adjoint du ministre, Blaise Azitemina, a scellé la conformité de la RDC aux exigences de l’Union. Le secrétaire général de l’UAT, John Omo, a salué ce geste « comme un acte de souveraineté et de responsabilité continentale ».
La décision du président Félix Tshisekedi, qui a ratifié ces textes le 14 septembre dernier, témoigne d’une volonté politique claire : aligner la RDC sur les standards régionaux en matière de télécommunications. « C’est un pas vers l’intégration panafricaine », commente un expert du secteur. « Par la taille et le potentiel de son marché, la RDC peut désormais peser sur les stratégies continentales, notamment dans l’attribution du spectre et la définition des politiques d’accès universel. »
L’impact économique est également souligné : la standardisation du cadre réglementaire offre une sécurité juridique accrue aux opérateurs et investisseurs étrangers. Elle pourrait, à moyen terme, attirer les capitaux nécessaires à la modernisation du réseau national et à la réduction de la fracture numérique.
Pour l’heure, il reste au ministre deux défis majeurs : améliorer les conditions de travail des agents du secrétariat général des PT-NTIC et concrétiser la création d’une banque postale. Mais déjà, son action traduit un tournant : celui d’un ministère en renaissance, d’un pays qui renoue avec la crédibilité internationale et d’une vision panafricaine du numérique qui replace la RDC au cœur de la connectivité du continent.
Infos27/Scooprdc

