Face à la résurgence des crises politiques dans plusieurs provinces, le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et Sécurité, Jacquemain Shabani, a pris l’initiative de réunir, le 6 novembre à Kinshasa, l’ensemble des gouverneurs et des membres des bureaux des Assemblées provinciales. Objectif : remettre de l’ordre et restaurer la confiance dans les institutions décentralisées, à l’heure où motions et pétitions fragilisent l’action publique. Cette rencontre, qui sera suivie d’échanges avec les responsables des partis politiques, vise à rappeler la primauté du dialogue et du respect des engagements pris sous l’autorité du chef de l’État. Une démarche à la fois préventive et pédagogique pour enrayer la spirale d’instabilité qui menace la gouvernance locale.
À l’initiative du vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, une grande réunion d’échanges se tiendra le 6 novembre 2025 à Kinshasa. Y prendront part l’ensemble des gouverneurs et les membres des bureaux des Assemblées provinciales. Selon le compte-rendu du Conseil des ministres, cette rencontre s’inscrit dans la volonté du gouvernement de « stabiliser les institutions provinciales » et de garantir le respect des instructions du chef de l’État en matière de gouvernance locale.
Depuis plusieurs semaines, plusieurs provinces connaissent des tensions internes, marquées par des pétitions de déchéance et des motions de défiance visant tantôt les membres des bureaux des Assemblées provinciales, tantôt les gouverneurs. Au Kwango, le président de l’Assemblée provinciale a préféré démissionner avant même le vote d’une pétition. Au Maï-Ndombe et à la Tshopo, les gouverneurs ont dû faire face à des motions similaires, signes d’un climat institutionnel tendu.
Un rappel à l’ordre pour les acteurs politiques
Cette convocation, expliquent des sources proches du ministère de l’Intérieur, ne relève pas d’une simple formalité administrative. Elle s’inscrit dans la continuité d’un précédent atelier sur la stabilisation des institutions provinciales, au cours duquel les gouverneurs et les bureaux des Assemblées avaient signé un acte d’engagement. Ce document prévoyait la création d’un cadre permanent de concertation, l’obligation de privilégier le dialogue avant tout recours aux moyens de contrôle parlementaire, et la résistance collective aux « manipulations politiciennes ».
En annonçant également une réunion distincte avec les chefs des partis « instigateurs et tireurs de ficelle » des crises locales, Jacquemain Shabani entend aller plus loin : traiter les causes à la racine. Le gouvernement souhaite ainsi prévenir les crises institutionnelles récurrentes qui ralentissent la mise en œuvre des politiques publiques dans les provinces.
Le message est clair : la stabilité des institutions provinciales est une condition essentielle à la consolidation de la décentralisation et au bon fonctionnement de l’État. À travers cette démarche, le ministre de l’Intérieur réaffirme la volonté du gouvernement de faire des provinces non pas des foyers de tensions, mais des leviers de développement et de cohésion nationale.
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