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8 décembre, 2025 - 18:37:05
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Tshisekedi à Doha pour une étape clé du processus de paix à l’Est

Au lendemain d’un séjour diplomatique en Égypte, Félix Tshisekedi a atterri dimanche soir à Doha, où doit se jouer une étape cruciale du processus de paix entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC-M23. Porté par la médiation du Qatar et le soutien de Washington, ce dialogue vise à stabiliser durablement l’Est de la République démocratique du Congo après des mois d’affrontements meurtriers. Avant de quitter Le Caire, le chef de l’État a échangé avec la diaspora congolaise, réaffirmant son engagement pour une paix « juste et définitive » fondée sur la restauration de l’autorité de l’État. À Doha, le président congolais espère transformer les avancées diplomatiques obtenues depuis Nairobi et Luanda en un accord concret, prélude à la rencontre qu’il doit tenir à Washington sous les auspices de Donald Trump.

Le président Félix Tshisekedi est arrivé dimanche 2 novembre dans la soirée à Doha, au Qatar, après un séjour diplomatique en Égypte, a confirmé la cellule de communication de la présidence. Ce déplacement intervient à la veille d’une semaine annoncée comme décisive dans la recherche d’un accord de paix entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC-M23, sous la médiation qatarie.

Avant de quitter Le Caire, le chef de l’État avait rencontré la diaspora congolaise en Égypte. Dans un climat détendu, Félix Tshisekedi a tenu à « écouter et comprendre » les préoccupations de ses compatriotes vivant à l’étranger, tout en faisant le point sur les efforts diplomatiques menés pour restaurer la paix dans l’Est du pays.

« Comme je le fais à chaque déplacement, j’échange avec la communauté congolaise pour savoir comment elle se porte et comment l’État peut soutenir ses efforts, que ce soit au pays ou à l’étranger », a déclaré le président, entouré d’étudiants, de commerçants et de militaires congolais en formation au Caire.

Un processus diplomatique relancé

Évoquant les processus de paix de Nairobi, Luanda, Doha et Washington, Félix Tshisekedi a rappelé les obstacles rencontrés lors de l’accord de Luanda, resté lettre morte en décembre 2024 après le refus du président rwandais Paul Kagame d’y apposer sa signature. « Ses intentions sont belliqueuses et hégémoniques. Il vise à diviser notre pays et à annexer la partie Est, riche en ressources minérales et agricoles », a-t-il dénoncé.

Face à cette impasse, le président congolais affirme avoir opté pour une diplomatie plus offensive : « Nous avons impulsé une dynamique internationale visant à sanctionner le Rwanda et à mobiliser les partenaires autour d’une paix durable », a-t-il insisté.

C’est dans cette logique qu’intervient la médiation qatarie. Selon Tshisekedi, les discussions de Doha reprendront la semaine prochaine, avant d’aboutir à une rencontre à Washington. « Ce n’est qu’après cela que le président Donald Trump convoquera Paul Kagame et moi-même pour entériner les deux accords, celui de Doha et celui de Washington », a-t-il précisé.

Un signal positif de Washington

Le représentant spécial du président américain pour l’Afrique, Mike Boulos, a salué les « progrès encourageants » enregistrés dans le processus de Doha, soulignant « l’engagement commun de la RDC et de l’AFC/M23 en faveur de la stabilité régionale ». Il a toutefois mis en garde contre les récentes violations du cessez-le-feu, susceptibles de « compromettre ces avancées ».

« Toutes les parties doivent honorer leurs engagements, maintenir le cessez-le-feu et renforcer le mécanisme de surveillance pour restaurer la confiance », a-t-il exhorté. Avant de conclure : « Grâce à des efforts soutenus, il existe une réelle opportunité de progresser vers une paix durable et un avenir prospère pour la région. »

Dans ses échanges au Caire, Félix Tshisekedi a aussi tenu à replacer cette séquence diplomatique dans une perspective de fierté nationale et de souveraineté. « La paix que nous voulons doit être juste et durable, sans compromission sur l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo », a-t-il insisté, réaffirmant que son action s’inscrit « dans une logique de restauration de l’État et de réconciliation nationale ».

Son arrivée à Doha marque ainsi une nouvelle phase de son offensive diplomatique, au moment où la communauté internationale multiplie les signaux en faveur d’un règlement définitif du conflit dans l’Est du pays.

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