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10 octobre, 2026 - 20:41:42
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Belém : Félix Tshisekedi met l’écocide et la justice climatique au cœur de la COP30

Au cœur de l’Amazonie, à Belém, la République démocratique du Congo se place sur le devant de la scène climatique mondiale. Le président Félix Tshisekedi y a dressé un constat alarmant : les forêts primaires et les tourbières de son pays, essentielles pour la régulation climatique globale, sont menacées par des destructions qui relèvent d’un véritable écocide. Face à l’urgence, il appelle à une action immédiate, en réclamant le décaissement des 300 milliards de dollars annuels promis pour le financement climatique et en soulignant l’importance d’un équilibre entre atténuation et adaptation. Par son discours, la RDC affirme sa position de pays-solution : avec son initiative « Couloir Vert Kivu–Kinshasa », sa protection de plus de 30 % de son territoire et son potentiel hydroélectrique exceptionnel, elle se propose d’allier conservation, développement inclusif et justice climatique pour léguer aux générations futures une planète vivable.

À l’ouverture de la COP30, le président Félix Tshisekedi a placé la République démocratique du Congo au centre du débat mondial sur le changement climatique. Dans un discours salué pour sa clarté et son ambition, il a rappelé que « l’avenir de l’humanité dépend en grande partie des forêts » et que la crise climatique est à la fois environnementale et sociale. « Ceux qui ont le moins contribué au dérèglement climatique paient aujourd’hui le prix le plus lourd », a-t-il souligné, dénonçant les impacts sur les populations congolaises frappées par inondations, sécheresses extrêmes et insécurité alimentaire.

Un pays-solution grâce aux forêts et aux énergies propres

Félix Tshisekedi a présenté le « Couloir Vert Kivu–Kinshasa », initiative de conservation couvrant plus de 540 000 km², dont 100 000 km² de forêts primaires, qui associe les communautés locales à une gestion durable et à une économie circulaire fondée sur la forêt. La RDC protège ainsi déjà plus de 30 % de son territoire et met en place des réformes pour un marché du carbone transparent et crédible.

Le président a également mis en avant le potentiel hydroélectrique du Grand Inga, plus de 44 000 mégawatts, et le développement de mini-réseaux solaires ruraux via le Fonds Mwinda, positionnant son pays comme un pôle énergétique propre pour l’Afrique.

Action immédiate et financements climatiques : un impératif

Face à l’urgence, il a appelé à « l’application effective des engagements pris à Bakou », notamment le décaissement des 300 milliards de dollars annuels pour le climat. Il a insisté sur la nécessité de rééquilibrer le financement entre atténuation et adaptation et de mettre en œuvre durablement le mécanisme « pertes et dommages ».

Pour le président congolais, Belém doit marquer un nouveau départ : « Nous devons agir maintenant dans un cadre multilatéral fondé sur le respect des engagements, la justice climatique et l’équité », a-t-il conclu, plaçant la RDC comme acteur clé de la régulation climatique mondiale tout en défendant ses forêts, ses populations et ses initiatives vertes.

Infos27

DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR FELIX-ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO, A LA CONFERENCE DES PARTIES A LA CONVENTION-CADRE DES NATIONS UNIES SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES (COP30)

Belém, le 06 novembre 2025

Excellence Monsieur Luiz Inácio Lula da Silva, Président de la République Fédérative du Brésil ;

Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernement ;

Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies ;

Monsieur le Secrétaire Exécutif de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ;

Monsieur le Président désigné de la COP 30 ;

Mesdames et Messieurs les Ministres ;

Distingués délégués ;

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais avant toute chose exprimer, au nom du peuple congolais, ma gratitude au Président Luiz Inácio Lula da Silva et au peuple brésilien pour leur hospitalité, et saluer le choix symbolique du Brésil d’accueillir cette 30ᵉ Conférence des Parties ici, à Belém, au cœur de l’Amazonie.

En effet, Belém est un message. L’ave