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Kinshasa
13 mai, 2026 - 22:14:38
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RDC–Royaume-Uni : 99 % des produits congolais désormais sans droits de douane à Londres

À Kinshasa, le lancement officiel du nouveau régime commercial entre la République démocratique du Congo et le Royaume-Uni marque un tournant que le gouvernement revendique comme une victoire stratégique. En permettant l’entrée de 99 % des produits congolais du cacao aux épices, en passant par le café, sur le marché britannique sans droits de douane, Londres ouvre un corridor inédit pour les filières nationales. Mais derrière cette annonce se dessine une ambition plus vaste : faire de l’intégration commerciale un levier de souveraineté et de transformation économique. Julien Paluku, ministre du commerce extérieur, et l’ambassadrice britannique Alyson King, l’ont affirmé à Kinshasa : faciliter les échanges, moderniser les procédures et renforcer les capacités des producteurs doivent désormais placer la RDC dans la compétition internationale. Un pari assumé, et que le gouvernement qualifie de « gagné » à condition que l’État et le secteur privé avancent de concert pour convertir cette ouverture en croissance réelle.

Le lancement du partenariat commercial RDC–Royaume-Uni, annoncé comme une avancée historique, concrétise l’entrée de 99 % des produits « made in DRC » sur le marché britannique sans droits de douane. Cacao, café, épices et une large gamme de produits agricoles et artisanaux bénéficieront désormais d’un accès privilégié, salué par le gouvernement congolais comme une victoire politique et économique.

Pour Julien Paluku Kahongya, ministre du Commerce extérieur, cette ouverture couronne les efforts entrepris pour insérer durablement la RDC dans les chaînes de valeur mondiales. « Nos terres arables et nos ressources forestières doivent devenir des moteurs de croissance, et non des potentiels sous-exploités », a-t-il insisté, défendant une diplomatie économique offensive.

Une modernisation assumée de la politique commerciale

Au-delà des préférences tarifaires, l’accord repose sur quatre piliers structurants : la facilitation des échanges, grâce au Portail d’informations commerciales (PIC) et à la dématérialisation progressive des procédures ; le renforcement des capacités des producteurs, des PME et des administrations ; l’amélioration de la conformité aux standards internationaux ; et l’accès élargi aux marchés mondiaux pour les filières congolaises.

La diplomate britannique Alyson King a salué « un partenariat construit pour durer », rappelant que Londres souhaite soutenir une intégration « légitime et légale » des échanges régionaux. Une allusion directe au commerce transfrontalier avec le Rwanda, que le Royaume-Uni dit vouloir voir se dérouler dans la transparence et le respect des règles internationales.

Un programme d’appui pour transformer les filières locales

L’événement a également été marqué par le lancement d’un vaste programme d’aide au commerce, en partenariat avec le Centre du commerce international (CCI), TradeMark Africa (TMA) et le British Standards Institute (BSI). L’installation de ces institutions en RDC, soutenue par le ministre Paluku, doit permettre d’accompagner la montée en qualité et la compétitivité des produits congolais.

Pour Kinshasa, cette dynamique répond à une exigence : que les exportations congolaises cessent d’être pénalisées par la faible transformation locale et les obstacles administratifs. Ce partenariat avec Londres est présenté comme la preuve que le pays peut attirer des appuis internationaux structurants lorsqu’il s’engage sur la voie des réformes.

Infos27

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