Au cours d’une réunion restreinte tenue mardi 25 novembre à la Cité de l’Union africaine, le président Félix Tshisekedi a recentré l’action du gouvernement sur l’urgence sécuritaire et la cohésion territoriale. À l’Est comme dans la périphérie de Kinshasa, le Chef de l’État appelle à une réponse rapide, coordonnée et déterminée. En instruisant les vice-Premiers ministres de l’Intérieur et de la Défense à renforcer les dispositifs existants, il affiche une ligne claire : protéger les populations et restaurer l’autorité de l’État. L’annonce prochaine de la fin de l’épidémie d’Ebola dans le Kasaï et la présentation du projet de prorogation de l’état de siège complètent une réunion où l’exécutif a cherché à conjuguer fermeté, vigilance et continuité institutionnelle. Un moment où le pouvoir congolais affirme vouloir tenir le cap dans un contexte marqué par la pression sécuritaire et les attentes populaires.
Réuni en format restreint à la Cité de l’Union africaine, mardi 25 novembre, le gouvernement congolais a placé la sécurité au cœur de ses travaux. La séance, présidée par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a rassemblé quelques membres de l’Exécutif, dont le vice-Premier ministre de la Défense, le ministre de la Santé, celui de la Formation professionnelle ainsi que la vice-ministre de l’Intérieur. Conformément à l’article 54 de la Constitution, cette configuration réduite vise à examiner les dossiers jugés prioritaires et à assurer un suivi rapproché de la conduite gouvernementale.
D’emblée, le Président Tshisekedi a rappelé la gravité du contexte : la persistance des violences armées dans l’Est du pays et la montée du phénomène Mobondo dans la périphérie de Kinshasa appellent, selon lui, « une attention constante » et un renforcement de l’action publique. Le Chef de l’État a ainsi instruit les responsables de l’Intérieur et de la Défense de consolider les dispositifs sécuritaires déployés et de veiller à la protection des populations civiles, confrontées à des épisodes récurrents d’insécurité.
Une ligne politique ferme : restaurer l’autorité de l’État
À travers ces directives, Félix Tshisekedi assume une approche directe : l’État doit reprendre l’initiative face aux menaces internes. Le vice-Premier ministre de la Défense a détaillé l’évolution des opérations militaires en cours dans l’Est, où l’armée poursuit ses actions face aux groupes armés. La vice-ministre de l’Intérieur, représentant son titulaire en mission, a pour sa part dressé un état des lieux de l’administration du territoire, insistant sur la nécessité de stabiliser les zones fragiles et de renforcer la présence étatique.
Au-delà de l’urgence sécuritaire, la réunion a permis de prendre acte de signaux encourageants. Le ministre de la Santé a informé le Conseil de l’annonce imminente de la fin de l’épidémie de la maladie à virus Ebola dans le Kasaï, une évolution saluée comme un succès des équipes médicales et des dispositifs communautaires engagés depuis plusieurs mois.
Des textes examinés pour consolider la réponse institutionnelle
La dimension institutionnelle n’a pas été reléguée au second plan. Représentant le ministre de la Justice en mission, le ministre de la Formation professionnelle a présenté le projet de loi portant prorogation de l’état de siège à partir du 3 décembre 2025. Ce régime exceptionnel, en vigueur dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, demeure pour l’exécutif un outil essentiel de lutte contre les groupes armés, malgré les appels récurrents à son évaluation.
Après débat, les membres du gouvernement restreint ont adopté les projets soumis à leur appréciation. La séance s’est conclue sur une note de continuité opérationnelle, marquée par la volonté affichée de conjuguer action sécuritaire, stabilité sanitaire et cohésion institutionnelle.
Une gouvernance sous pression, mais résolue
Dans un contexte où les attentes populaires sont fortes et les défis multiples, cette réunion illustre la volonté du Président Tshisekedi de reprendre la main sur les grands dossiers du moment. En resserrant les priorités autour de la sécurité et en maintenant les chantiers législatifs en cours, le gouvernement s’inscrit dans une ligne de vigilance, de fermeté et de continuité. Reste à transformer ces orientations en résultats tangibles sur le terrain, là où se jouera la crédibilité d’une action publique que l’exécutif veut désormais plus réactive et plus lisible.
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