À moins d’un mois du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations au Maroc, la Confédération africaine de football (CAF) choisit de déplacer le cœur battant du football africain hors du continent. Londres et Paris, deux capitales où se concentre une diaspora influente, vibrante et profondément attachée à ses racines sportives, accueilleront coup sur coup le “Diaspora Tour” de la CAN 2025. L’initiative, stratégique autant que symbolique, dépasse la simple promotion d’un tournoi majeur : elle consacre l’idée que la CAN n’appartient plus seulement aux nations qui y participent, mais à une communauté mondiale que le football relie, fédère et mobilise. En exposant son trophée au cœur de ces métropoles et en mettant en scène les idoles du continent, la CAF cherche à affirmer une présence internationale assumée, tout en rappelant à ses publics excentrés qu’ils demeurent une force politique, culturelle et économique essentielle dans la construction de l’avenir du football africain.
La Confédération africaine de football (CAF) lance cette semaine le Diaspora Tour de la TotalEnergies Coupe d’Afrique des nations (CAN) Maroc 2025, une opération destinée à mettre en lumière l’héritage et la vitalité du football africain auprès des communautés établies en Europe. Le tour débutera à Londres, le 28 novembre, au Below the Lights de Piccadilly Circus, avant de se poursuivre à Paris le 4 décembre, au YOYO du Palais de Tokyo.
Alors que les préparatifs de la CAN 2025 entrent dans leur phase finale, la CAF entend élargir sa portée en valorisant le rôle structurant de la diaspora dans la diffusion du football africain. En exposant le trophée continental et en organisant des rencontres avec des figures du jeu, l’instance panafricaine veut renforcer un sentiment d’appartenance qui dépasse largement les frontières du continent.
Un geste politique assumé envers la diaspora africaine
Au-delà de l’aspect festif, cette tournée porte une charge politique implicite. Elle marque la reconnaissance, par la CAF, d’une diaspora souvent invisible dans les politiques sportives africaines, mais dont l’influence culturelle et économique ne cesse de croître. En allant à sa rencontre, la CAF reconnaît ouvertement que l’avenir de la compétition demeure indissociable de la mobilisation de ces millions d’Africains installés hors du continent, dont les réseaux structurent aujourd’hui une part essentielle de la visibilité du football africain.
De Casablanca à Paris, de Lagos à Londres, ce “Diaspora Tour” se veut ainsi un pont assumé entre deux espaces géographiques longtemps traités séparément : le continent qui produit les talents, et les communautés qui les célèbrent. L’héritage rencontre la transmission, et c’est ensemble sur les deux rives que s’écrira la route vers Maroc 2025.
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