La Haute cour militaire a ouvert à Kinshasa le procès d’un officier supérieur accusé d’avoir violé des instructions strictes de sa hiérarchie. Poursuivi pour violation des consignes et provocation à la désertion, le général de brigade Ngoy Mwepu André doit désormais répondre de décisions prises en 2022, jugées contraires aux règles de commandement. Une affaire sensible qui interroge la chaîne de responsabilité au sein des FARDC et met en lumière la fermeté judiciaire voulue par l’état-major.
La Haute cour militaire a tenu, mercredi 3 décembre 2025 à Kinshasa, l’audience introductive du procès du général de brigade Ngoy Mwepu André, poursuivi pour violation de consignes et provocation à la désertion. L’officier est accusé d’avoir redéployé illégalement deux capitaines de la Garde républicaine à Uvira, en novembre 2022, sans l’autorisation préalable de l’État-major général des Forces armées de la RDC (FARDC).
Ancien commandant adjoint du secteur opérationnel Sukola 2 Sud Sud-Kivu, chargé de l’administration et de la logistique, le général Ngoy aurait contrevenu à un télégramme officiel interdisant tout mouvement de troupes sans validation hiérarchique. Selon l’Auditeur général près la Haute cour militaire, cet acte constituerait une atteinte grave à la discipline et à la cohésion des forces engagées sur un front particulièrement sensible.
L’audience de mercredi, essentiellement consacrée à l’identification de l’accusé, a également permis à la défense de déposer un mémoire unique. Son examen a été fixé au mercredi 10 décembre, date à laquelle la cour devra statuer sur les exceptions soulevées avant d’entrer dans le fond du dossier.
Le procès, suivi de près par l’institution militaire, s’inscrit dans une volonté affichée de renforcer la rigueur au sein des FARDC, alors que l’Est du pays reste confronté à des défis sécuritaires majeurs.
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