À Bandalungwa, le 70ᵉ anniversaire ne se limite plus à un rituel commémoratif : il devient le point de départ d’une refondation politique locale. En choisissant de placer au cœur des célébrations la création d’une Tribune d’expression et de plaidoyer, Jared Phanzu, député provincial, transforme un anniversaire en un instrument d’action publique. Cette plateforme, dont l’ouverture est prévue ce mardi 9 décembre à la salle Robinson, doit réunir autorités, artistes, notables, associations et citoyens dans un espace inédit de dialogue structuré. « Bandalungwa est la première commune culturelle de Kinshasa », rappelle l’élu, mais cette identité ne peut se maintenir, dit-il, que si chacun accepte de « se transformer » pour reconstruire la commune. À l’heure où la capitale cherche à mieux articuler participation citoyenne et gouvernance de proximité, Bandalungwa propose un modèle expérimental : un lieu où la mémoire rencontre la décision politique, et où la parole publique pourrait enfin se traduire en politiques concrètes. Un pari audacieux, à la hauteur des 70 ans de résilience célébrés cette année.
Pour ses 70 ans, Bandalungwa veut renouer avec l’essentiel : donner la parole à ses habitants. La création d’une Tribune d’expression et de plaidoyer, dont la cérémonie d’ouverture se tiendra ce mardi 9 décembre à la salle Robinson, constitue le pivot des festivités et, plus largement, une tentative assumée de réinventer le rapport entre élus et population.
Pour Jared Phanzu, député provincial et initiateur de cette démarche, l’anniversaire de la commune devait impérativement dépasser le cadre commémoratif. « Soixante-dix ans d’histoire, soixante-dix ans de résilience », rappelle-t-il. Mais l’enjeu, insiste-t-il, est moins de célébrer que d’engager une transformation profonde : « Ce moment est une occasion d’introspection, de réfléchir à la manière de nous transformer, de nous briser pour mieux nous reconstruire et développer ensemble notre commune. »
Une tribune pour transformer la parole en action
L’initiative vise à rassembler, autour d’un même espace, les autorités communales et provinciales, les députés, mais aussi les artistes, sportifs, notables, associations et forces vives. « Cela ne pourra se faire que si chacun joue pleinement sa part », affirme Jared Phanzu, qui voit dans cette tribune un outil opérationnel pour répondre aux priorités locales : sécurité, assainissement, développement urbain.
Cette plateforme entend ainsi devenir un lieu de co-construction où les préoccupations des habitants sont formulées, débattues et orientées vers les décideurs institutionnels. L’élu assume la dimension culturelle de l’initiative : « Nous avons choisi d’affirmer notre identité en confirmant que Bandalungwa est la première commune culturelle de Kinshasa. » Selon lui, cette richesse culturelle doit désormais s’incarner dans un leadership citoyen renouvelé.
La cérémonie de ce mardi 9 décembre marquera donc le lancement d’un processus destiné à durer au-delà des festivités. L’ambition est claire : transformer les 70 ans de Bandalungwa en un levier politique pour les prochaines décennies. « Vive 70 ans de Bandalungwa ! », conclut Jared Phanzu, en pariant sur une dynamique collective pour écrire la suite de l’histoire.
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