Un rayonnement continental porté par Dieudonné Kamuleta : Kinshasa se prépare à accueillir le 8ᵉ Congrès des juridictions constitutionnelles africaines
Ce n’est pas un simple rendez-vous institutionnel que Kinshasa s’apprête à accueillir. En confirmant la tenue, en 2026, du 8ᵉ Congrès de la Conférence des Juridictions Constitutionnelles Africaines (CJCA) sur le sol congolais, l’Afrique juridique adresse un signal clair : la République démocratique du Congo s’impose désormais comme un acteur crédible du dialogue constitutionnel continental. Ce choix, hautement symbolique à l’heure où les cours constitutionnelles sont appelées à arbitrer les tensions politiques, à encadrer les transitions démocratiques et à préserver l’État de droit, consacre une dynamique institutionnelle assumée. Il doit beaucoup à l’action du président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta, qui a su tracer une voie nouvelle pour l’influence internationale des institutions judiciaires congolaises, en s’imposant comme une voix africaine dans les grands débats sur l’avenir de la démocratie. Cette avancée diplomatique, au-delà des discours, pourrait produire des effets durables sur le respect du droit et des libertés fondamentales dans le pays. Pour la RDC, longtemps perçue à travers le prisme de la crise, ce congrès ouvre une autre lecture : celle d’un État qui