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9 mars, 2026 - 06:14:14
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Plaques d’immatriculation : ce que la réforme modifie, sans réimmatriculation

La réforme des plaques d’immatriculation n’est ni une réimmatriculation déguisée ni une taxe de plus, selon le ministère des Finances. Elle s’inscrit dans un calendrier maîtrisé et vise d’abord les véhicules qui entreront en circulation pour la première fois. Contrairement aux rumeurs, les plaques actuellement en usage demeurent légales et continueront de circuler jusqu’à l’étape de mise en conformité. À l’horizon fin décembre 2026, l’État enclenchera une transition technique, encadrée par la loi, pour assainir un système miné par la prolifération des plaques frauduleuses. Au cœur du dispositif : des standards internationaux, une base de données centralisée et des coûts annoncés comme réduits. L’objectif politique est clair : sécuriser les conducteurs, fiabiliser l’identification des véhicules et redonner de la lisibilité à l’action publique dans un secteur longtemps exposé aux dérives. La pédagogie prime, l’autorité suivra.

Le lancement de la nouvelle plaque d’immatriculation ne bouleverse pas l’ordre établi. Les véhicules déjà immatriculés et régulièrement en circulation ne sont pas concernés, à ce stade, selon le ministère des Finances. La réforme cible prioritairement les véhicules neufs ou importés qui n’ont jamais été enregistrés en République démocratique du Congo. L’ancien et le nouveau système cohabiteront donc légalement, le temps que la conformité soit progressivement assurée.

Des standards internationaux et une sécurité renforcée

La future plaque entend rompre avec des pratiques obsolètes. Conçue selon des standards internationaux, elle intégrera des dispositifs de sécurité avancés et permettra la lecture fiable des données d’identification du véhicule et de son propriétaire, hébergées dans une base centralisée. Les spécifications techniques restent suspendues à un décret du Premier ministre, préalable réglementaire indispensable à l’entrée en vigueur.

Un double objectif : conformité et lutte contre la fraude

Derrière l’innovation, l’intention est politique. Il s’agit, d’une part, de remplacer progressivement les anciennes plaques par des plaques conformes, à un coût réduit qui sera fixé par arrêté ministériel. D’autre part, de tarir le marché des fausses plaques émises hors du système intégré de la Direction générale des impôts (DGI), source de pertes fiscales et de risques sécuritaires.

Une transition encadrée à partir de fin décembre 2026

À compter de cette échéance, les détenteurs de véhicules portant encore l’ancienne plaque devront se présenter à la DGI pour une mise en conformité. Il ne s’agira pas d’une réimmatriculation, interdite par le Code de la route, mais d’un simple échange de plaque, les données initiales étant conservées. Les plaques frauduleuses seront détectées et sanctionnées ; les plaques valides ne donneront lieu qu’au paiement de frais réduits.

Selon le directeur général de la DGI, la réforme vise à « renforcer la sécurité des conducteurs, uniformiser le système national d’immatriculation et faciliter les contrôles routiers ». Une réforme technique, donc, mais à portée d’État.

Infos27

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