En déplacement éclair lundi 5 janvier 2026, Félix Tshisekedi a affirmé vouloir accélérer la recherche de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo par une diplomatie ciblée et africaine. Reçu par le président angolais João Lourenço, président en exercice de l’Union africaine, le chef de l’État congolais a évoqué des « propositions très intéressantes » susceptibles, selon lui, de contribuer au règlement d’une crise qu’il continue de qualifier de « guerre imposée ». Sans en dévoiler le contenu, il a inscrit ces pistes dans le prolongement des cadres diplomatiques existants, de Washington à Doha. Pour Kinshasa, la séquence de Luanda marque moins un tournant qu’un signal : celui d’une volonté de maintenir la pression politique et diplomatique pour un retour durable à la paix dans l’Est du pays.
La visite n’a duré que quelques heures. Mais le signal est politique. Arrivé à Luanda dans la matinée, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, s’est entretenu en tête-à-tête avec son homologue angolais, João Lourenço, au palais présidentiel. Au cœur des échanges : la détérioration persistante de la situation sécuritaire dans l’Est congolais et les voies possibles pour accélérer un retour à la paix.
À l’issue de la rencontre, le chef de l’État congolais a choisi l’optimisme mesuré. Il a salué des « propositions très intéressantes » présentées par le président angolais, sans en dévoiler la teneur. Une prudence assumée. À ce stade, l’essentiel se joue moins dans l’annonce que dans l’alignement politique.
L’option africaine, en renfort des cadres existants
La discussion s’inscrit dans une séquence régionale sensible. En tant que président en exercice de l’Union africaine, João Lourenço est perçu comme un pivot capable de relancer les mécanismes africains de prévention et de résolution des conflits. Les propositions évoquées à Luanda sont présentées par Kinshasa comme complémentaires des cadres diplomatiques déjà engagés, notamment à Washington et à Doha.
Depuis plusieurs mois, la présidence congolaise multiplie les démarches pour internationaliser la crise de l’Est et obtenir un appui politique accru face à ce qu’elle décrit comme une atteinte persistante à la souveraineté nationale. La qualification de « guerre imposée », reprise à Luanda, vise à déplacer le débat : de l’insécurité endémique à la responsabilité régionale.
De retour à Kinshasa en fin d’après-midi, Félix Tshisekedi n’a annoncé ni calendrier ni mécanisme immédiat. Mais, côté congolais, la visite est présentée comme une étape structurante : celle d’un recentrage stratégique sur une solution africaine, portée au plus haut niveau politique, pour sortir durablement de l’impasse sécuritaire dans l’Est du pays.
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