Quarante kilomètres déjà dotés de la couche de fondation. Sur la route Kalamba Mbuji–Kananga, les chiffres disent une réalité tangible : le chantier avance. Long de 230 kilomètres, cet axe structurant du Kasaï-Central franchit un cap technique décisif, malgré des pluies soutenues qui auraient pu freiner le rythme. La praticabilité du tracé reste assurée. Selon l’ingénieur Serge Dibue, chargé des travaux à l’Agence congolaise des grands travaux, des opérations régulières de répartition et d’entretien permettent de maintenir la circulation des personnes et des biens, tout en poursuivant la mise à niveau progressive vers des standards durables.
Sur le terrain, l’entreprise exécutante SISC SA fait état d’avancées concrètes. Quarante kilomètres ont reçu la couche de fondation, socle de stabilité et de longévité de l’ouvrage. Trente kilomètres supplémentaires ont déjà été dotés de la couche de base, étape préalable au revêtement final. Signe d’une phase plus avancée, une bande d’essai en asphalte de 600 mètres a été posée, validant la qualité des matériaux et des procédés employés.
Des effets immédiats sur la mobilité et l’économie
Au-delà des métrés, l’impact est perceptible. Transporteurs, opérateurs économiques, agriculteurs et voyageurs évoquent une amélioration sensible des conditions de circulation : temps de parcours réduits, coûts de transport maîtrisés, risques amoindris, notamment en saison des pluies. « Cette route modernisée sera un vecteur majeur de désenclavement », confie un opérateur économique rencontré sur l’axe, évoquant l’écoulement des produits agricoles et l’approvisionnement des centres urbains du Kasaï-Central et des provinces voisines.
Un levier d’intégration territoriale
La portée du projet dépasse l’usage quotidien. En reliant plus efficacement Kananga à Kalamba Mbuji, la route consolide les échanges interprovinciaux, stimule les activités locales et renforce la cohésion territoriale au cœur de la République démocratique du Congo.
La dynamique actuelle repose sur une articulation institutionnelle claire : financement assuré par SICOMINES, supervision confiée à l’ACGT, exécution menée par SISC SA. Un triptyque qui, à ce stade, permet au chantier de tenir le cap et d’inscrire la modernisation de l’axe dans la durée.
Stony Mulumba, Correspondant à Kananga

