L’ambassadeur de France en République démocratique du Congo, Rémi Maréchaux, a été reçu, jeudi à Kinshasa, par le ministre délégué congolais chargé de la Francophonie et de la Diaspora, Crispin Mbadu. À l’agenda : la confirmation d’une visite ministérielle française de haut niveau début février, les préparatifs du prochain Sommet France–Afrique à Nairobi, l’avenir institutionnel de la Francophonie et les préoccupations des diasporas de part et d’autre de la Méditerranée. Derrière l’énumération des dossiers, une volonté commune se dessine : replacer la Francophonie au cœur d’un dialogue politique structuré, à un moment où les équilibres africains se recomposent et où la RDC entend peser davantage dans les enceintes multilatérales. « Nous nous sommes promis de nous revoir assez régulièrement », a résumé Crispin Mbadu, donnant le ton d’une relation appelée à se densifier.
La diplomatie avance souvent par séquences discrètes. C’est dans cet esprit que s’inscrivent les échanges tenus jeudi entre l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, et le ministre délégué chargé de la Francophonie et de la Diaspora, Crispin Mbadu. Une rencontre de travail, mais à forte portée politique.
Premier signal : la confirmation de la visite à Kinshasa, le 1er février 2026, d’Éléonore Caroit, ministre déléguée française chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger. Une visite attendue, dans un contexte où Paris cherche à redéployer son discours et ses partenariats sur le continent africain.
Francophonie et recomposition des équilibres
Les discussions ont également porté sur l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), sa gouvernance, ses perspectives et surtout la prochaine élection de son secrétaire général. Un enjeu stratégique pour Kinshasa, qui revendique un rôle central au sein de l’espace francophone, tant par le poids démographique que par l’ambition politique affichée.
Autre dossier évoqué : le Sommet France–Afrique prévu à Nairobi, au Kenya. Là encore, les échanges traduisent une volonté de coordination en amont, dans un contexte régional marqué par des recompositions diplomatiques rapides et une concurrence accrue des influences.
Enfin, la situation des diasporas a occupé une place notable dans les discussions : celle des Français établis en RDC, mais aussi celle, nombreuse et active, des Congolais vivant en France. Deux communautés au cœur des relations humaines et économiques entre les deux pays.
« Nous nous sommes promis de nous revoir assez régulièrement », a déclaré Crispin Mbadu. Une formule simple, mais révélatrice d’un message politique clair : Paris et Kinshasa entendent maintenir un canal de dialogue suivi, à défaut de certitudes, dans un environnement international de plus en plus mouvant.
Infos27/Parole Écrite

