À Kinshasa, l’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo affirme avoir repris, dimanche 18 janvier, le contrôle de la ville d’Uvira, dans l’est du pays. Une annonce qui intervient après le retrait revendiqué de l’armée rwandaise et de ses alliés de l’AFC-M23, sur fond d’accusations de pillages et d’exactions contre les civils. Au-delà du fait militaire, le message vise à rétablir un récit d’autorité : celui d’un État qui reprend pied, sécurise le terrain et promet des poursuites judiciaires. Une vingtaine de civils soupçonnés d’actes de pillage ont été interpellés, selon l’armée. Les FARDC assurent poursuivre leur déploiement afin de consolider leurs positions et protéger les populations, dans une zone frontalière stratégique et hautement instable.
L’annonce se veut sans ambiguïté. Dans un communiqué publié lundi, les Forces armées de la République démocratique du Congo déclarent avoir repris le contrôle de la ville d’Uvira, chef-lieu stratégique du Sud-Kivu, après le retrait de l’armée rwandaise et de ses supplétifs de l’AFC-M23.
Selon l’état-major général, cette reprise est intervenue dimanche 18 janvier, au terme d’une phase de redéploiement des troupes congolaises. Le texte officiel insiste moins sur les combats que sur leurs conséquences immédiates : l’armée déplore le pillage « systématique » de la ville avant l’évacuation des forces adverses.
Pillages, interpellations et démonstration d’autorité
Dans ce contexte, les FARDC affirment avoir procédé à l’interpellation d’« une vingtaine de civils pillards », qui seront déférés devant la justice. Une précision qui vise à montrer que la réponse ne sera pas seulement militaire, mais également judiciaire.
« Les Forces armées poursuivent leur déploiement dans la ville d’Uvira et ses environs afin de consolider leurs positions et de sécuriser les personnes et leurs biens », souligne le communiqué, signé par le lieutenant-colonel Mongba Hazukay, porte-parole de l’état-major général.
L’accent mis sur la sécurisation des civils traduit une volonté affichée de rassurer une population éprouvée par les cycles de violences successives. Uvira, ville frontalière du Burundi, reste un point névralgique dans l’architecture sécuritaire de l’est congolais.
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