Plus qu’une voie d’exportation minière, un outil de transformation régionale. En mission d’évaluation à Lubumbashi, une délégation belge a réaffirmé son intérêt pour le projet du corridor de Lobito, présenté comme stratégique pour le désenclavement du sud-est de la RDC. À l’issue d’entretiens avec les autorités provinciales du Lualaba, le vice-consul de Belgique a souligné le potentiel économique du tracé ferroviaire et logistique reliant l’intérieur du pays à la côte atlantique angolaise. Pour Bruxelles, ce corridor ne doit pas seulement accélérer les flux de minerais, mais stimuler l’ensemble de l’économie locale : agriculture, commerce, services et emplois. Un signal diplomatique qui confirme l’attention croissante des partenaires internationaux pour cette infrastructure régionale appelée à remodeler les échanges.
Le projet gagne des soutiens. En déplacement à Lubumbashi, une délégation belge conduite par le vice-consul Alexis de Schoutheete a rencontré, mardi, la gouverneure de la province du Lualaba pour évaluer l’état d’avancement du corridor de Lobito.
À l’issue des échanges, le diplomate a insisté sur la portée économique du projet, qui vise à relier les bassins miniers du sud-est congolais au port angolais de Lobito, facilitant ainsi l’accès aux marchés internationaux.
« Un vecteur important pour le développement économique »
Le message belge se veut clair : l’infrastructure dépasse le seul enjeu minier.
« Nous sommes encouragés et nous souhaitons continuer à collaborer avec la République démocratique du Congo et voir ce projet de Corridor de Lobito se concrétiser dans cette région. Car c’est un vecteur important pour le développement économique de la région, pas seulement pour l’exportation des minerais, mais pour le développement économique en général », a déclaré Alexis de Schoutheete.
Pour la délégation, le corridor pourrait dynamiser l’ensemble des activités productives : logistique, commerce transfrontalier, agriculture, transformation locale et création d’emplois.
Un projet stratégique pour l’intégration régionale
Présenté comme l’un des axes majeurs d’intégration économique en Afrique australe, le corridor de Lobito ambitionne de moderniser les réseaux ferroviaires et routiers entre la République démocratique du Congo, la Zambie et l’Angola.
L’objectif : réduire les coûts de transport, sécuriser les chaînes d’approvisionnement et raccourcir les délais d’exportation des ressources minières stratégiques, notamment le cuivre et le cobalt.
Mais au-delà de ces flux, les autorités congolaises espèrent que cette infrastructure servira de catalyseur au développement local, en désenclavant plusieurs territoires aujourd’hui dépendants de routes longues et coûteuses.
Une coopération appelée à se renforcer
La visite belge s’inscrit dans une série d’initiatives diplomatiques et économiques autour du corridor, qui attire l’attention de partenaires publics et privés.
Pour Bruxelles, l’enjeu est aussi stratégique : accompagner un projet structurant, susceptible de consolider les échanges économiques et d’ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement.
À ce stade, les discussions restent techniques. Mais le signal politique est posé : le corridor de Lobito s’impose progressivement comme l’une des pièces maîtresses du développement du sud-est congolais.
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