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Kinshasa
4 février, 2026 - 22:52:06
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AGOA prolongée : Julien Paluku appelle les exportateurs congolais à saisir “une opportunité stratégique

Le signal était attendu par les capitales africaines. Il est désormais officiel. Le Congrès des États-Unis a renouvelé l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) jusqu’au 31 décembre 2026, prolongeant l’accès sans droits de douane des produits d’Afrique subsaharienne au marché américain. À Kinshasa, le gouvernement salue une décision « stratégique » pour la diversification de l’économie. Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, appelle les entreprises congolaises à se conformer aux standards internationaux pour tirer pleinement profit de cette fenêtre commerciale. Pour la RDC, réintégrée au dispositif en 2020 après dix ans d’exclusion, l’enjeu est clair : transformer l’avantage tarifaire en véritable levier industriel.

L’accès préférentiel au marché américain est reconduit. Et Kinshasa ne cache pas sa satisfaction.

Le Congrès des États-Unis a décidé de prolonger l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), mécanisme qui permet aux pays d’Afrique subsaharienne d’exporter des milliers de produits vers les États-Unis sans paiement de droits de douane, jusqu’à fin 2026.

Une bouffée d’oxygène pour les économies africaines tournées vers l’exportation, et une opportunité que le gouvernement congolais entend exploiter pleinement.

Par la voix du ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, l’exécutif a salué une décision « très attendue ».

« C’est une opportunité que nos opérateurs économiques doivent impérativement saisir », a-t-il déclaré, appelant les entreprises à se préparer aux exigences du marché américain.

Normes, qualité, diaspora : les conditions d’accès

Pour le ministre, l’avantage tarifaire ne suffit pas. La compétitivité passera d’abord par la conformité.

« Le respect des normes de qualité, des certifications internationales, l’utilisation d’emballages homologués et écoresponsables, ainsi que la mobilisation de la diaspora congolaise aux États-Unis constituent les clés pour tirer profit de l’AGOA », a-t-il insisté.

Le message est clair : sans standards, pas d’exportations durables.

Diversifier au-delà des mines

La RDC dispose déjà d’une stratégie nationale AGOA structurée autour de 26 filières prioritaires, dont 21 non minières. Objectif : réduire la dépendance aux matières premières et élargir la base productive.

Parmi les produits ciblés figurent le cacao, le café, le thé, les fruits tropicaux (ananas, mangue, banane, avocat), les épices, le manioc, mais aussi le textile, le cuir, l’artisanat, le poisson et la viande. Les minerais stratégiques – cuivre, cobalt, or, diamant et 3T (étain, tantale, tungstène) – complètent l’offre exportable.

« La RDC consolide la diversification de ses exportations sur le marché international », souligne Julien Paluku, qui voit dans l’AGOA un levier pour structurer des chaînes de valeur locales plutôt que de simples flux bruts.

Une seconde chance

La décision américaine revêt une dimension particulière pour Kinshasa. Le pays avait été exclu du dispositif pendant près d’une décennie avant de réintégrer le programme en 2020.

Depuis, les autorités multiplient les initiatives pour repositionner l’économie congolaise sur les marchés extérieurs.

Reste désormais l’épreuve décisive : transformer l’avantage commercial en contrats, en usines et en emplois. Car l’AGOA offre un accès. Elle ne garantit pas la compétitivité.

À ce stade, le gouvernement affiche sa feuille de route. Aux entreprises de jouer.

Infos27

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