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4 février, 2026 - 22:52:17
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Lubumbashi : vague de cambriolages nocturnes, les commerces d’informatique lourdement touchés

Les rideaux métalliques n’ont pas suffi. Dans la nuit de lundi à mardi, plusieurs magasins d’informatique du centre-ville de Lubumbashi ont été visités par des cambrioleurs méthodiques, emportant ordinateurs portables et téléphones par dizaines. L’un des commerces visés se situe pourtant à quelques mètres d’un poste de police. En quelques heures, près d’une centaine d’appareils auraient disparu, selon les victimes. L’absence d’intervention signalée des forces de l’ordre alimente l’inquiétude des opérateurs économiques. Dans une ville où l’entrepreneuriat numérique émerge à peine, ces attaques répétées ravivent le sentiment d’insécurité et fragilisent des activités déjà exposées à un contexte économique tendu.

Une série de cambriolages coordonnés a frappé le centre-ville dans la nuit du lundi 2 au mardi 3 février. Plusieurs boutiques spécialisées dans la vente de matériel informatique ont été visitées par des individus non identifiés, provoquant stupeur et colère chez les commerçants.

Le cas le plus marquant concerne le magasin « Ps My Store », situé au croisement des avenues Tabora, dans le quartier Makutano. Selon les responsables, au moins quarante ordinateurs portables et plusieurs téléphones ont été dérobés.

D’après leur témoignage, les malfaiteurs seraient arrivés à bord d’un véhicule avant de forcer l’entrée. Ils auraient brisé le verrou, arraché des tôles du bâtiment puis pénétré par la toiture.

Une opération rapide et méthodique

À l’intérieur, les voleurs ne se seraient pas contentés d’emporter la marchandise. Des actes de vandalisme ont également été signalés : étagères renversées, vitrines fracturées, équipements endommagés.

« Ils ont tout saccagé. Ils savaient exactement quoi prendre », confie un employé, encore sous le choc.

Le choix des cibles semble délibéré. Les commerces visés vendent du matériel à forte valeur marchande, facile à transporter et à écouler.

La proximité des services de sécurité interroge

Les victimes s’étonnent surtout du silence des services de sécurité. Le magasin attaqué se situe en face d’un poste de police et à proximité d’un immeuble de la Direction générale des impôts, gardé en permanence.

« Comment une opération pareille peut-elle se dérouler sans aucune intervention ? », s’interroge un commerçant voisin.

Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités policières sur ces incidents.

Un préjudice important pour les entrepreneurs

Selon des sources concordantes, au moins trois magasins d’informatique auraient été ciblés la même nuit à travers la ville. Le préjudice global est estimé à près d’une centaine d’ordinateurs portables, sans compter les téléphones et accessoires.

Pour les jeunes entrepreneurs lushois, ces pertes représentent parfois plusieurs mois d’investissement.

Dans un contexte marqué par un chômage persistant et un accès limité au crédit, ces cambriolages constituent un coup dur pour un secteur en pleine émergence. L’informatique et la téléphonie figurent parmi les rares niches dynamiques du commerce urbain local.

Un climat d’inquiétude grandissant

Au lendemain des faits, certains commerçants hésitaient à rouvrir leurs portes. D’autres envisagent de renforcer leur sécurité ou de réduire leurs stocks.

Au centre-ville, la question revient avec insistance : qui protège les petits entrepreneurs ?

Ces cambriolages répétés nourrissent un sentiment d’insécurité et fragilisent la confiance dans la capacité des autorités à sécuriser les zones commerciales.

Faute de réponses rapides et d’enquêtes visibles, les opérateurs économiques redoutent que ces attaques ne se multiplient.

Patient Mubiayi, correspondant à Lubumbashi 

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