La riposte est frontale et sans nuance. Samedi 7 février, lors d’une matinée politique, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social, Augustin Kabuya, a livré une charge directe contre Matata Ponyo Mapon. Il affirme que l’ancien Premier ministre n’a jamais été sollicité par le chef de l’État, contrairement à ce qu’il soutient publiquement. Pire, selon lui, Matata a personnellement demandé son intervention pour échapper aux poursuites judiciaires liées au dossier Bukanga-Lonzo. Rencontre discrète à la Gombe, confidences sur ses ennuis judiciaires, critiques contre son ancien camp : Kabuya décrit une démarche de protection politique refusée au nom de l’État de droit. Une version qui fragilise davantage la défense de l’ex-chef du gouvernement.
Cette fois, l’attaque est assumée. Devant les militants de son parti, Augustin Kabuya ne prend aucun détour et contredit frontalement Matata Ponyo Mapon. « Contrairement à ce qu’a dit Matata, le chef de l’État ne l’a jamais sollicité pour travailler avec lui », affirme-t-il.
Le responsable de l’UDPS assure que la démarche vient de l’ancien Premier ministre lui-même. « C’est lui qui m’a chargé de plaider en sa faveur auprès du chef de l’État afin de se soustraire aux poursuites judiciaires. »
« Cette affaire de justice le tourmentait »
Augustin Kabuya rapporte une discussion directe.
« Matata m’a dit qu’il avait besoin d’accompagner le chef de l’État et de l’aider. Il m’a dit être disponible pour servir son pays derrière le chef de l’État, mais que cette affaire de justice le tourmentait. »
La référence vise clairement le dossier Bukanga-Lonzo, devenu emblématique des accusations de détournements massifs de fonds publics sous son gouvernement.
Selon Kabuya, Matata se présente alors comme « un simple exécutant », soutenant que « tous

