La guerre dure. Les morts s’accumulent. Et pourtant, la parole tient. Mardi, sur X, le député Steve Mbikayi a publié une tribune grave, presque biblique : « Les larmes de nos compatriotes de l’Est ne sont pas des bruits perdus dans le vacarme des armes. Elles pèsent dans la balance de l’histoire. » Le ton est celui d’un cri. Mais aussi d’une lucidité. Le constat est implacable. À l’Est de la République démocratique du Congo, les civils paient le prix fort. En face, Paul Kagame persiste, défie, nie. L’endurcissement devient méthode. Le mépris, stratégie. Mais la tribune ne cède ni à la plainte ni à la résignation. Elle appelle à la justice. Pas la vengeance. La justice. Celle qui protège, qui répare, qui restaure la dignité nationale. Et c’est là l’essentiel. Car pendant que certains attisent le chaos, Kinshasa construit. Diplomatie active. Armée mobilisée. Réformes engagées. L’État tient debout. La RDC ne quémande pas la paix : elle l’organise, elle la défend, elle la mérite. Les mots de Steve Mbikayi frappent juste : « L’État n’oubliera jamais. » Ils traduisent une exigence morale. Celle d’un peuple qui refuse l’impunité. Le temps des ambiguïtés est passé. Le monde doit regarder. Et agir. La paix ne naîtra pas de la fatigue, mais de la fermeté. Les larmes de l’Est ne demandent pas la pitié. Elles exigent la justice.
Quand les larmes deviennent une prière de justice [Tribune de Steve Mbikayi]
Les larmes de nos compatriotes de l’Est ne sont pas des bruits perdus dans le vacarme des armes. Elles pèsent dans la balance de l’histoire et dénoncent l’endurcissement du cœur de l’agresseur, qui méprise leurs souffrances.
Quand Kagame répond aux pressions américaines par « qu’ils aillent en enfer », il assume publiquement son choix : ne pas voir, ne pas entendre, ne pas comprendre. Il scelle lui-même son refus, et ce refus, porté par les gémissements des victimes, appelle une justice immanente.
Aussi la prière du Congolais est-elle devenue rude et lucide :
« Seigneur, toi qui vois le sang des innocents et entends les pleurs des veuves, si cet homme refuse de se convertir, ne l’empêche pas de s’endurcir. Que son cœur se ferme jusqu’à faire éclater la vérité, afin que sa chute soit un avertissement pour tous ceux qui méprisent la vie humaine. »
C’est une prière de jugement, certes, mais aussi une prière de protection. Car si ce cœur persiste, c’est pour qu’il en paie le prix, ici et maintenant, par des représailles politiques à la hauteur de ses crimes. L’heure n’est plus aux avertissements ; ce n’est plus qu’une question de jours avant que la logique de l’endurcissement n’atteigne son terme.
Que notre propos soit donc à la fois un cri, une analyse et une prière.
Un cri pour que le monde regarde enfin la réalité en face.
Une analyse qui lit les événements à la lumière d’Isaïe 6:10.
Une prière pour que les larmes des Congolais ne restent pas sans réponse : que l’endurcissement du cœur de l’agresseur devienne le début de la fin de l’impunité, et l’aurore d’une justice tant attendue pour la RDC.

