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13 mai, 2026 - 03:45:50
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Sommet de l’UA : les chefs d’État adoptent la nouvelle architecture financière africaine portée par la BAD

Un signal politique fort pour l’autonomie financière du continent. Réunis à Addis-Abeba pour le 39ᵉ Sommet de l’Union africaine, les dirigeants africains ont endossé la Nouvelle architecture financière africaine (NAFA), présentée par le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Sidi Ould Tah, lors de sa première allocution devant la Conférence des chefs d’État et de gouvernement. Pensée comme un levier de mobilisation massive des capitaux africains et de réduction de la dépendance aux financements extérieurs, cette initiative ambitionne de refonder les mécanismes de financement du développement du continent. Adossée à une stratégie en « quatre points cardinaux », la NAFA vise notamment à renforcer la souveraineté financière, soutenir l’industrialisation et transformer la démographie africaine en moteur de croissance. En demandant un rapport d’étape dans six mois, les dirigeants ont marqué leur volonté de traduire cette vision en actions concrètes, dans un contexte où les besoins d’investissements pour l’Agenda 2063 demeurent considérables.

Les chefs d’État et de gouvernement africains ont apporté leur soutien à la Nouvelle architecture financière africaine (NAFA), présentée par le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Sidi Ould Tah, lors du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine (UA), tenu les 14 et 15 février 2026 à Addis-Abeba.

Pour sa première allocution officielle devant la Conférence de l’UA depuis sa prise de fonctions le 1er septembre dernier, le neuvième président de la BAD a exposé une vision visant à transformer en profondeur la manière dont l’Afrique mobilise et déploie ses ressources financières.

« L’Afrique ne manque pas d’ambition. L’Agenda 2063 nous donne une vision. Nos Pactes nationaux pour l’énergie, nos accords commerciaux, nos cadres d’infrastructure, tout cela nous donne des plans », a déclaré Dr Ould Tah. « Le problème n’est pas un manque de ressources. C’est l’architecture du risque et du capital », a-t-il insisté.

Une refonte du financement du développement

Présentée comme le pilier d’une nouvelle souveraineté financière, la NAFA entend restructurer les mécanismes de financement du continent afin de mobiliser davantage l’épargne africaine et les capitaux institutionnels.

« La NAFA n’est pas un slogan. C’est une réorganisation délibérée de la manière dont l’Afrique mobilise, alloue et déploie ses capitaux pour le développement », a souligné le président de la BAD, évoquant « un passage de la fragmentation à la coordination » et « de la dépendance aux capitaux extérieurs à la souveraineté financière ».

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large, articulée autour des « Quatre points cardinaux » du Groupe de la Banque, visant notamment à libérer le capital africain, soutenir l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, renforcer les chaînes de valeur régionales et développer des infrastructures résilientes pour accélérer l’industrialisation.

Un soutien politique des dirigeants africains

Dans une déclaration sur les initiatives continentales de la BAD, les dirigeants africains ont félicité Dr Ould Tah pour son élection à la tête de l’institution, saluant sa capacité à orienter la Banque « dans la poursuite de l’agenda de transformation et d’intégration de l’Afrique ».

Ils ont également demandé un rapport d’étape dans un délai de six mois sur l’opérationnalisation de la NAFA, signe de leur volonté d’en faire un instrument concret de financement du développement.

Un sommet placé sous le signe des enjeux structurels

Le 39ᵉ Sommet de l’Union africaine s’est tenu autour du thème : « Assurer la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ». À cette occasion, le président burundais Évariste Ndayishimiye a été élu président en exercice de l’UA pour l’année 2026, succédant au président angolais João Lourenço.

L’adoption de la NAFA intervient dans un contexte où le continent cherche à combler un déficit massif de financement pour ses infrastructures, sa transition énergétique et son industrialisation, tout en renforçant son poids dans la gouvernance financière mondiale.

Infos27

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