Un nouvel épisode d’érosion vient fragiliser davantage les infrastructures de transport dans le centre de la République démocratique du Congo. À Benaleka, dans le territoire de Demba, la circulation des trains entre les provinces du Kasaï et du Kasaï Central a été interrompue après l’apparition d’un ravin menaçant directement la voie ferrée. L’incident, provoqué par des pluies diluviennes, survient à peine un mois après le lancement des travaux de réhabilitation du tronçon par l’Office de voirie et drainages. Cette coupure inquiète les populations et les opérateurs économiques, pour qui le rail constitue un axe vital d’approvisionnement en produits de première nécessité. Alors que la Société nationale des chemins de fer du Congo assure avoir déployé des équipes techniques pour stabiliser la zone, cet énième incident relance la question de la vulnérabilité des infrastructures face aux phénomènes d’érosion récurrents et aux précipitations intenses dans cette région.
La circulation ferroviaire entre les provinces du Kasaï et du Kasaï Central est de nouveau suspendue à Benaleka, dans le territoire de Demba, à la suite de l’apparition d’une tête d’érosion menaçant la stabilité de la voie ferrée. L’incident survient à peine un mois après le lancement des travaux de réhabilitation du tronçon par l’Office de voirie et drainages (OVD).
Selon Gaston Tshipungu, membre de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC), les pluies diluviennes récemment enregistrées dans cette partie de la province ont gravement endommagé le remblai posé lors des travaux. « Les travaux n’ayant pas été achevés, les eaux de pluie ont emporté la terre compactée, créant un ravin qui menace directement la stabilité de la voie ferrée », a-t-il alerté samedi 21 février.
Des pluies torrentielles à l’origine de l’aggravation
La situation s’est particulièrement détériorée vendredi dernier après plus de cinq heures de pluie continue dans la commune rurale de Benaleka. Le ruissellement intense des eaux a accentué l’érosion, rendant impraticable le tronçon ferroviaire et contraignant à l’arrêt temporaire du trafic.
Cette nouvelle interruption suscite de vives inquiétudes au sein de la population locale et des opérateurs économiques, le rail constituant un axe stratégique pour l’approvisionnement en produits de première nécessité entre les deux provinces.
Gaston Tshipungu redoute notamment une hausse des prix sur les marchés locaux si la coupure devait se prolonger. Il appelle les autorités provinciales et nationales à intervenir en urgence afin de remblayer le ravin et sécuriser durablement la voie.
La SNCC mobilisée pour une reprise rapide
Contactée, la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC SA), région Nord, affirme que ses équipes techniques sont déjà à pied d’œuvre sur le terrain. L’entreprise indique travailler à des solutions rapides pour stabiliser la zone affectée et permettre la reprise de la circulation des trains dans les meilleurs délais.
Cet incident relance le débat sur la qualité et le suivi des travaux de réhabilitation des infrastructures ferroviaires dans une région régulièrement confrontée aux phénomènes d’érosion et aux fortes précipitations. Pour plusieurs observateurs, seule une approche durable intégrant des ouvrages de drainage adaptés pourrait prévenir la répétition de telles situations.
Stony Mulumba, correspondant à Kananga

