La justice congolaise a frappé fort à Kolwezi dans une affaire qui a profondément choqué l’opinion publique locale. Le Tribunal de grande instance de Kolwezi a condamné neuf accusés à la peine de mort pour viol collectif sur une jeune fille, à l’issue d’une audience publique tenue en plein centre-ville. Ce verdict d’une sévérité exceptionnelle, assorti de lourdes peines de servitude pénale et de dommages-intérêts en faveur de la victime, illustre la volonté des autorités judiciaires de lutter contre les violences sexuelles dans une province minière marquée par de fortes tensions sociales. L’audience foraine, organisée en flagrance à la place de la Poste, visait également à envoyer un message de fermeté face à ce type de crimes. Les condamnés ont été immédiatement incarcérés, tandis qu’un autre prévenu, mineur, a été soustrait à la juridiction compétente.
Le Tribunal de grande instance de Kolwezi a condamné neuf prévenus à la peine de mort pour viol collectif sur une jeune fille, à l’issue d’une audience foraine tenue en flagrance dans le quartier Golf-ISTM, au niveau du By-pass, dans la ville de Kolwezi, province du Lualaba.
Le verdict a été rendu dans la soirée du lundi 23 février lors d’une audience publique organisée à la place de la Poste, en plein centre-ville, dans une affaire qui avait suscité une vive émotion au sein de la population.
Des peines particulièrement lourdes
Outre la peine capitale, la juridiction a infligé aux condamnés vingt ans de servitude pénale principale pour viol et association de malfaiteurs. Les personnes reconnues coupables sont Ilunga Jérémie, Balesi Kasanga Gosmi, Buanga Kabuya Élie, Jonathan Kanamkot, Katete Komuke José, Kaluku Luku Mbere, Mbuyi Modeste, Kalenga Mbuyi Exaucé et Kakuata Sylva Esdras.
Le tribunal a également prononcé une amende de deux millions de francs congolais contre chacun des condamnés, payable dans le délai légal, sous peine de quarante jours de servitude pénale subsidiaire en cas de non-paiement.
Réparation au profit de la victime
Au civil, la juridiction a accordé à la victime, identifiée comme Kayumba Senga Déborah, la somme de 20 000 dollars américains à titre de dommages et intérêts pour les préjudices subis.
À l’issue du prononcé du jugement, les condamnés ont été immédiatement placés en détention.
Le tribunal s’est toutefois déclaré incompétent pour juger Ngoie Kalenga Zéphirin, alias Kisang, en raison de sa minorité d’âge, renvoyant son cas vers la juridiction compétente pour mineurs.
Cette décision judiciaire d’une rare sévérité intervient dans un contexte de lutte renforcée contre les violences sexuelles en République démocratique du Congo, où ces crimes demeurent une préoccupation majeure des autorités et de la société civile.
Patient Mubiayi, correspondant à Lubumbashi

