Le meurtre de Mushayila, policier abattu dans la nuit du 27 au 28 février 2026 à Lubumbashi, soulève des interrogations. Les assaillants, après avoir pénétré la maison de la victime et tiré sur lui, se sont échappés sans emporter de biens. Ce crime, qui semble avoir été minutieusement orchestré, pourrait être lié à des rivalités au sein de la Police nationale congolaise. L’enquête se poursuit pour déterminer les raisons de cet assassinat ciblé.
Dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 février 2026, aux alentours de 2 h du matin, un policier du nom de Mushayila a été froidement abattu à son domicile par des hommes armés non identifiés. L’incident s’est déroulé sur l’avenue des Érythrées, à proximité de l’école Jeunes Champions, dans le quartier Bel-Air 2 de la commune de Kampemba à Lubumbashi.
Selon des témoins recueillis par Infos27, les assaillants, équipés d’armes à feu, ont pénétré dans la maison en brisant la vitre de la chambre à coucher de la victime. Une fois à l’intérieur, ils ont tiré sur le policier, le touchant mortellement au thorax avant de casser l’ampoule et de fuir discrètement par un trou dans le mur de la clôture barbelée.
Un voisin, ayant observé la scène à travers une fenêtre entrouverte, décrit un assaut minutieusement orchestré. Sous couvert d’anonymat, il affirme que les assaillants semblaient avoir une mission « spéciale » et n’ont emporté aucun bien après leur départ. « Il n’y avait rien à voler. Mushayila leur a proposé de l’argent pour qu’ils le laissent en vie, mais ils ont rejeté son offre. Cela ressemble à une exécution ciblée, probablement liée à des proches de la victime », a-t-il ajouté.
L’hypothèse d’un meurtre motivé par des rivalités internes au sein de la Police nationale congolaise, notamment en raison d’une récente promotion de la victime, circule parmi certains habitants. Toutefois, l’enquête reste en cours. Le corps de M. Mushayila a été transporté à la morgue, tandis que les autorités policières récoltent des indices pour faire avancer l’investigation. La population déplore, quant à elle, la lenteur de l’intervention des forces de sécurité sur les lieux.
Patient Mubiayi, correspondant à Lubumbashi

