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7 avril, 2026 - 10:04:10
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De la mobilisation des fonds aux projets structurants, FOMIN : Faustin Biringanine imprime la marque d’un leadership responsable

En quelques années, le Fonds minier pour les générations futures (FOMIN) s’est imposé comme un acteur clé de la gestion stratégique des ressources minières de la République démocratique du Congo. À la tête de cet établissement public, le directeur général Faustin Biringanine imprime une gestion rigoureuse et orientée vers l’investissement, avec plus de 500 millions de dollars mobilisés auprès des entreprises minières redevables. Lauréat du Grand Prix du Leadership minier responsable en février dernier, le DG Faustin Biringanine met en avant une série d’initiatives structurantes : financement de projets miniers, appui à la recherche géologique et participation à des infrastructures économiques majeures. Une trajectoire qui illustre un leadership responsable, aligné sur la vision du chef de l’État en matière de valorisation durable des ressources naturelles.

Au cœur de la stratégie congolaise de valorisation durable des ressources naturelles, le Fonds minier pour les générations futures (FOMIN) se présente comme un levier essentiel de préparation de l’« après-mine ». À la tête de cette institution publique, le directeur général Faustin Biringanine met en avant une gestion rigoureuse et tournée vers l’investissement productif.

Le 18 février dernier, lors d’une cérémonie organisée à Kinshasa, au Fleuve Congo Hôtel, le dirigeant a été distingué par le Grand Prix du Leadership minier responsable, une récompense attribuée par un jury composé d’experts nationaux et internationaux. Le prix lui a été remis par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba.

Cette distinction intervient alors que le FOMIN fait preuve des résultats financiers significatifs, avec plus de 500 millions de dollars collectés auprès des entreprises minières redevables depuis le lancement effectif de ses activités.

Un établissement public au cœur de la stratégie minière

Créé pour constituer des ressources financières destinées à garantir la pérennité de l’activité minière au bénéfice des générations futures, le FOMIN fonctionne selon un mécanisme de répartition précis. Les fonds collectés sont répartis à 80 % pour les investissements et 20 % pour le fonctionnement de l’institution.

Selon ses dirigeants, cette architecture financière vise à préserver l’essentiel des ressources pour des projets structurants tout en assurant la stabilité administrative de l’établissement.

Au moment de sa mise en place, l’institution devait toutefois faire face à plusieurs contraintes. Le FOMIN a entamé ses activités sans subvention initiale de l’État ni appui direct du Trésor public. La mise en route de l’institution s’est également faite sans remise formelle des fonds précédemment gérés par le Cadastre minier.

Dans ce contexte, la direction affirme avoir engagé un vaste travail de mobilisation auprès des entreprises minières redevables afin de structurer les mécanismes de perception.

Des investissements dans les infrastructures de l’institution

La quote-part destinée au fonctionnement, soit 20 % des premières recettes mobilisées a été orientée, selon la direction, vers des investissements immobiliers destinés à consolider l’institution.

Parmi les réalisations évoquées figurent notamment : l’acquisition d’un terrain dans la commune de la Gombe, destiné à la construction d’un immeuble de 17 niveaux, dont une partie du financement a déjà été engagée ; l’achat d’un immeuble à Kinshasa, destiné à abriter les services de l’institution ; l’acquisition de sièges administratifs pour les antennes du FOMIN à Lubumbashi et Kolwezi.

Pour la direction, ces investissements visent à doter l’institution d’infrastructures durables et à renforcer ses capacités administratives.

Des financements orientés vers l’économie minière

Au-delà de son fonctionnement interne, le FOMIN met en avant plusieurs financements accordés à des projets jugés stratégiques pour l’économie minière congolaise.

Parmi les initiatives soutenues figurent : 25 millions de dollars investis dans le projet Primera Gold, devenu Gold Trading DRC ; 19 millions de dollars pour l’acquisition de laboratoires modernes du CEEC, destinés à renforcer les capacités d’évaluation et de certification des substances minérales ; 15 millions de dollars pour le projet ARECOMS, lié à la stabilisation du marché du cobalt ; 18 millions de dollars pour le projet minier communautaire Babili Mining, destiné à soutenir le développement local ; 14 millions de dollars pour un projet d’exploitation de bitume dans le Kongo Central ; 12 millions de dollars pour l’Entreprise Générale du Cobalt (EGC), afin de promouvoir la production de cobalt traçable ; 24 millions de dollars pour un programme de recherche géologique mené avec la société internationale Xcalibur.

Les données issues de ces recherches doivent être transmises au Service géologique national, afin de renforcer les connaissances géologiques du territoire congolais.

Des projets d’infrastructures et d’appui économique

Le FOMIN a également soutenu plusieurs initiatives d’infrastructures et de développement économique. Parmi elles, figure la participation au financement du projet routier Likasi–Solwezi, évalué à environ 160 millions de dollars, auquel le fonds a déjà contribué à hauteur de 80 millions de dollars.

L’institution met également en avant un financement de 6 millions de dollars destiné à soutenir un projet d’exploitation aurifère dans la province du Bas-Uele, ainsi qu’un appui exceptionnel de 200 millions de dollars au ministère des Finances pour contribuer à la stabilité de la trésorerie publique.

Au total, près de 490 millions de dollars ont déjà été engagés dans différents projets économiques ou miniers.

Un modèle de financement basé sur des crédits remboursables

La direction du FOMIN insiste sur le fait que les financements accordés aux partenaires économiques prennent généralement la forme de crédits remboursables, assortis d’intérêts et soumis à des mécanismes de suivi.

Cette approche vise, selon l’institution, à préserver le capital du fonds tout en générant des revenus supplémentaires destinés à renforcer les ressources disponibles pour les générations futures.

Pour les responsables du fonds, ces différentes initiatives illustrent la volonté de positionner le FOMIN comme un instrument stratégique de financement de projets structurants et de consolidation de l’économie minière congolaise.

Dans un secteur minier central pour l’économie nationale, l’enjeu reste désormais de garantir la durabilité de ces investissements et leur contribution effective au développement à long terme du pays.

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