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Kinshasa
9 mars, 2026 - 05:14:54
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Salaires, inflation et crise au Moyen-Orient : le gouvernement à la recherche d’un équilibre budgétaire

La situation des finances publiques et les risques inflationnistes liés aux tensions géopolitiques mondiales ont dominé la réunion du Comité de conjoncture économique tenue jeudi 5 mars à Kinshasa. Autour de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, les membres du gouvernement ont passé en revue l’évolution de la trésorerie de l’État, les retards observés dans le paiement des salaires des agents publics ainsi que les conséquences possibles de la crise au Moyen-Orient sur l’approvisionnement en carburant et la stabilité des prix. À l’issue de la réunion, le vice-premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a reconnu l’existence de tensions sur la trésorerie publique tout en assurant que des mesures sont envisagées pour renforcer les recettes et mieux maîtriser les dépenses. L’objectif affiché par l’exécutif est de restaurer progressivement un rythme normal de paiement des salaires et de prévenir toute flambée des prix sur les marchés.

Le gouvernement congolais s’emploie à contenir les tensions qui pèsent sur les finances publiques et sur l’économie nationale. Réuni jeudi 5 mars à la Primature sous la présidence de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le Comité de conjoncture économique (CCE) a passé en revue plusieurs indicateurs jugés sensibles : situation budgétaire, évolution monétaire, dynamique des prix sur les marchés et impact potentiel de la crise au Moyen-Orient sur l’économie congolaise.

À l’issue de cette réunion, le vice-premier ministre chargé de l’Économie nationale et porte-parole du Comité, Daniel Mukoko Samba, a indiqué que l’exécutif examine plusieurs mesures destinées à renforcer la mobilisation des recettes publiques et à mieux encadrer les dépenses de l’État.

« Aujourd’hui particulièrement, nous nous sommes attardés sur la situation des finances publiques, qui nécessite des mesures fortes visant à renforcer les recettes, mais également à mieux contrôler les dépenses, de manière à faciliter la régularisation du paiement des salaires », a-t-il déclaré.

Des tensions sur la trésorerie publique

Le gouvernement reconnaît que des retards ont été observés ces dernières semaines dans le paiement des salaires des agents et fonctionnaires de l’État. Selon Daniel Mukoko Samba, ces décalages trouvent leur origine dans les tensions actuelles sur la trésorerie publique.

« Le décalage est dû à une tension sur la trésorerie. Il y a déjà quelques mois, le gouvernement mettait l’accent sur le poids grandissant de la masse salariale », a-t-il expliqué.

Outre cette pression liée à la masse salariale, l’exécutif doit également faire face à d’autres dépenses jugées prioritaires. Parmi elles figurent notamment les dépenses sécuritaires liées à la situation de conflit dans l’est du pays ainsi que les besoins humanitaires générés par la crise.

Dans ce contexte, le gouvernement entend renforcer les mécanismes de gestion budgétaire afin d’améliorer la disponibilité des ressources publiques.

Ces mesures s’inscrivent notamment dans le cadre de l’instruction du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, relative à l’audit de l’état liquidatif de la paie, un exercice destiné à mieux maîtriser la structure de la masse salariale de l’État.

Pour Daniel Mukoko Samba, ces ajustements devraient progressivement soulager la trésorerie publique et permettre de rétablir un calendrier de paiement plus régulier.

« L’objectif du gouvernement est de revenir à un paiement des salaires dans le mois, comme c’était le cas auparavant», a-t-il assuré.

Les risques liés à la crise au Moyen-Orient

Au-delà des questions budgétaires, la réunion du Comité de conjoncture économique s’est également penchée sur les conséquences potentielles de la crise en cours au Moyen-Orient sur l’économie congolaise.

Les membres du gouvernement ont notamment analysé les risques liés à l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, un secteur particulièrement sensible pour la stabilité des prix sur le marché intérieur.

Selon le porte-parole du CCE, des mesures préventives sont envisagées afin de garantir la continuité de l’approvisionnement en carburant et d’éviter toute flambée des prix susceptible d’affecter le pouvoir d’achat des ménages.

Infos27

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