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17 avril, 2026 - 08:56:27
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Sanctions américaines contre l’armée rwandaise : la VSV plaide pour des mesures internationales similaires

La décision de Washington de sanctionner l’armée rwandaise et plusieurs de ses hauts responsables continue de susciter des réactions en République démocratique du Congo. L’organisation de défense des droits humains La Voix des Sans Voix (VSV) estime que ces mesures constituent un signal fort face aux violences persistantes dans l’Est du pays. Tout en saluant cette initiative, l’ONG congolaise appelle d’autres États et organisations internationales à adopter des sanctions similaires contre les acteurs impliqués dans l’insécurité et les violations des droits humains dans la région. Une prise de position qui intervient après l’annonce par les États-Unis du gel des avoirs et de restrictions de transactions visant la Rwanda Defence Force et quatre de ses responsables.

L’annonce récente de sanctions américaines visant l’armée rwandaise et plusieurs de ses responsables continue de provoquer des réactions en République démocratique du Congo. L’organisation congolaise de défense des droits humains La Voix des Sans Voix (VSV) a indiqué prendre acte de cette décision tout en appelant d’autres acteurs internationaux à emboîter le pas à Washington.

Dans une déclaration rendue publique, la VSV estime que ces sanctions correspondent aux mesures que certaines organisations de la société civile réclamaient depuis plusieurs années pour faire face aux violences persistantes dans l’Est de la RDC.

Selon l’organisation, les décisions prises par les autorités américaines pourraient contribuer aux efforts visant à améliorer la situation sécuritaire dans les provinces orientales du pays, régulièrement confrontées aux activités de groupes armés et aux violations des droits humains.

« Ces sanctions correspondent aux mesures que certaines organisations de la société civile appelaient depuis un certain temps, au-delà des simples déclarations de condamnation de la communauté internationale », indique la VSV.

L’ONG considère que ce type d’initiative pourrait avoir un impact sur la dynamique du conflit dans l’Est de la RDC, en envoyant un signal politique et diplomatique aux acteurs impliqués dans l’insécurité.

Dans cette perspective, la VSV invite d’autres États et organisations internationales à envisager des mesures similaires contre les acteurs étatiques ou non étatiques qui, selon elle, contribuent à la persistance des violences dans la région.

Des sanctions ciblées annoncées par Washington

Le 2 mars, le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du département du Trésor des États-Unis a inscrit la Rwanda Defence Force (RDF) ainsi que quatre de ses responsables sur la liste des « Specially Designated Nationals and Blocked Persons » (SDN).

Les personnes visées par cette décision sont Stanislas Gashugi, Ruki Karusisi, Mubarakh Muganga, également connu sous le nom de MK Mubarakh, et Vincent Nyakarundi.

Cette désignation entraîne notamment le gel de leurs éventuels avoirs relevant de la juridiction américaine et interdit aux citoyens ainsi qu’aux entreprises américaines d’effectuer des transactions avec les personnes ou entités concernées.

Ces sanctions s’inscrivent dans le cadre du dispositif américain visant à répondre aux violences et aux violations des droits humains signalées dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Une période de transition prévue

Dans le même temps, l’OFAC a publié une Licence générale n°1 dans le cadre du règlement 31 CFR partie 547, relatif aux sanctions liées à la RDC.

Cette licence autorise, jusqu’au 1er avril 2026 à 00h01 (heure de l’Est), certaines opérations jugées nécessaires afin de permettre la cessation progressive des transactions impliquant la Rwanda Defence Force ou toute entité dans laquelle elle détient directement ou indirectement au moins 50 %.

Pour la VSV, ces sanctions constituent un signal important mais doivent s’accompagner d’autres initiatives diplomatiques et politiques afin de contribuer à la stabilisation durable de l’Est de la RDC.

Dans un contexte marqué par la persistance des violences dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, l’organisation estime que la mobilisation de la communauté internationale demeure essentielle pour renforcer la protection des populations civiles et promouvoir le respect des droits humains dans la région.

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