La diplomatie congolaise a porté la question de la guerre dans l’Est de la RDC au cœur du Parlement européen. En session plénière à Strasbourg, jeudi 12 mars 2026, la ministre d’État chargée des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a exposé aux eurodéputés la gravité de la situation sécuritaire et humanitaire dans les provinces orientales du pays. Elle a également présenté les efforts diplomatiques engagés pour restaurer la paix et évoqué la mise en œuvre des accords de partenariat entre la RDC et l’Union européenne. Face aux accusations de soutien du Rwanda au mouvement rebelle M23, la cheffe de la diplomatie congolaise a appelé l’Union européenne à adopter une position ferme et à envisager des sanctions.
La crise sécuritaire persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo s’est invitée au cœur du Parlement européen. En session plénière à Strasbourg, jeudi 12 mars 2026, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a pris la parole devant les députés européens pour exposer la situation sur le terrain et plaider en faveur d’une implication accrue de la communauté internationale.
Au cours de cette intervention, la cheffe de la diplomatie congolaise a dressé un tableau préoccupant de la situation sécuritaire et humanitaire dans les provinces orientales du pays, régulièrement secouées par les affrontements entre les forces armées congolaises et les groupes rebelles actifs dans la région.
Selon elle, les violences persistantes continuent de provoquer des pertes humaines importantes et d’entraîner des déplacements massifs de populations, aggravant une crise humanitaire déjà profonde.
Dans ce contexte, Thérèse Kayikwamba Wagner a également présenté aux parlementaires européens les différentes initiatives diplomatiques engagées par Kinshasa pour tenter de mettre fin au conflit.
La ministre d’État a rappelé que plusieurs processus de médiation et de négociation sont actuellement en cours, impliquant des acteurs régionaux et internationaux. Ces initiatives visent à favoriser une désescalade militaire et à ouvrir la voie à une solution durable à la crise.
Au-delà de la question sécuritaire, la responsable congolaise a également abordé l’état de la coopération entre la République démocratique du Congo et l’Union européenne.
Elle a évoqué la mise en œuvre des accords de partenariat conclus entre les deux parties, soulignant l’importance de ce cadre de coopération dans les domaines économique, politique et institutionnel.
Cependant, l’essentiel de son message a porté sur la nécessité, selon Kinshasa, d’adopter une position plus ferme face à l’implication présumée du Rwanda dans le conflit à l’Est de la RDC.
Thérèse Kayikwamba Wagner a notamment évoqué les récentes sanctions américaines visant Kigali et a appelé les institutions européennes à examiner des mesures similaires. « L’Union européenne doit adopter une position ferme en sanctionnant le Rwanda pour son soutien continu aux rebelles du M23 », a-t-elle déclaré devant les députés européens.
La ministre d’État a insisté sur l’importance d’une réponse internationale cohérente face à la crise, estimant que la stabilité de la région des Grands Lacs dépend en grande partie de la résolution du conflit en RDC.
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