Le débat sur la révision ou le changement de la Constitution congolaise continue de susciter de vives prises de position dans l’espace public. Invité le 14 mars sur les ondes de Top Congo FM, le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Me Christian Bosembe, a mis en garde contre les tentatives de manipulation de l’opinion par certains acteurs politiques et religieux. Défendant le principe de la liberté d’expression, le régulateur des médias a toutefois rappelé que celle-ci ne saurait servir de prétexte aux insultes, à l’intimidation ou à la désinformation. À ses yeux, le débat sur les institutions doit se dérouler dans le strict respect des lois de la République et de la responsabilité citoyenne.
Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Me Christian Bosembe, a lancé un avertissement ferme contre ce qu’il considère comme des tentatives de manipulation de l’opinion publique dans le débat autour de la révision ou du changement de la Constitution en République démocratique du Congo. Invité samedi 14 mars sur les ondes de la radio Top Congo FM, le régulateur des médias a appelé les différents acteurs à la responsabilité et au respect des règles démocratiques dans leurs prises de parole.
Dans un contexte où les discussions autour de l’avenir constitutionnel du pays suscitent de nombreuses réactions dans l’espace public, Me Bosembe estime que certains discours participent à alimenter la confusion et la tension au sein de la population. Le président du CSAC a particulièrement dénoncé ce qu’il qualifie de tentatives d’instrumentalisation de l’opinion par certains acteurs politiques et leaders religieux.
« Liberté d’expression, oui, mais pas de prime à l’insulte », a-t-il déclaré, rappelant que la liberté d’expression demeure un principe fondamental dans une démocratie, mais qu’elle doit s’exercer dans le respect des lois et des institutions de la République.
Pour le président du CSAC, l’institution qu’il dirige a précisément pour mission de veiller à l’équilibre entre liberté d’expression et responsabilité dans le discours public. Dans cette perspective, il a insisté sur la nécessité pour les médias, les leaders d’opinion et les acteurs politiques de privilégier un débat apaisé et conforme aux principes républicains.
« Le CSAC, comme institution d’appui à la démocratie, veille à la liberté d’expression », a-t-il affirmé, tout en rappelant que certaines pratiques, notamment la manipulation de l’information, la désinformation ou encore les discours intimidants, ne peuvent être tolérées.
Au-delà du rôle des médias, Me Bosembe a également tenu à rappeler les limites institutionnelles qui encadrent les prises de position de certaines personnalités publiques dans le débat national. Il a notamment souligné que les autorités religieuses, bien qu’elles jouent un rôle important dans la société, ne disposent pas de prérogatives décisionnelles dans la définition des priorités de la République.
« Les clergés, les prélats, les pasteurs ne sont pas des décideurs sur les priorités de la République », a-t-il affirmé, appelant à une distinction claire entre les responsabilités spirituelles et les décisions relevant des institutions politiques et républicaines.
Me Bosembe a ainsi exhorté l’ensemble des acteurs publics à éviter les discours susceptibles d’attiser les tensions ou de manipuler la population. Selon lui, le respect des lois de la République et la responsabilité dans la communication publique constituent des conditions indispensables pour préserver la stabilité institutionnelle et la cohésion nationale.
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